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Compte rendu régate – National Maraudeur – 23 au 25 mai 2026

National Maraudeur à La Chapelle-Sur-Erdre

par notre envoyé spécial et vice président Philippe Jeanjean

On ne peut pas dire que la nature du club de l’Ancre à La Chapelle-Sur-Erdre ne soit pas des plus engageante.


L’accueil du Président de l’A.N.C.R.E, du Président de l’AS Maraudeur et bien évidemment de tous les bénévoles est du même acabit que le décor, superbe et chaleureux.


Belle après midi, bien chaude, frisant le sauna nautique de ce premier jour qui nous a quand même permis de faire 3 belles manches peu ventées mais bien sympathiques.


Que des Maraudeurs ! Bizarre pour un National Maraudeurs !
15 bateaux au départ. Nous aurions dû être une vingtaine, mais pas mal de désistement au dernier moment. Peu nous importe.

3 manches courues, avec classements 4ème, 8ème, 6ème,

et finalement 6ème au général provisoire de ce samedi pour votre serviteur et Notre excellent Chef de base et barreur Christophe dans un vrai carrosse.


Dimanche, raid de La Chapelle-Sur-Erdre jusqu’au charmant petit port de Sucé, navigation dans les méandres de l’Erdre. Aujourd’hui, dimanche, changement de régime, vents soutenus et de belles claques. La remontée vers Sucé ne nous a pris qu’une heure quinze.


Arrêt pique-nique préparé par les organisateurs, pendant 1h30, à l’ombre des platanes, ombre bienfaisante avec ces 32 degrés.


Retour au club comptant pour la deuxième manche de la journée. Vent arrière, travers, près, nous avons eu droit à tout le panel et ce, sur ces 100m de large et 5/6 km de long.
Aussitôt franchi la ligne, c’est reparti pour 2 courses qui vont clore cette excellente journée.


Carosse et son équipage se classent 7ème au général à 2 petits points du 6ème …Mais nous n’avons pas dit notre dernier mot.
La suite demain lundi pour peut-être 2 manches avant de plier bagages.




Et aujourd’hui, c’est lundi.
Et pas du tout ce qui était prévu, ni par la météo, ni par le Comité de course.


Comme m’a glissé le Juge du Comité «ce matin, c’est 0 nœud mollissant vers l’ouest ». Les Belges ne manquent pas d’humour.


Mais avec un peu de patience, le vent a daigné monter jusqu’à l’impressionnante vitesse de 2,5/3 kts.


Le départ est donné sur un petit parcours, raccourci lui-même au bout d’une demi-heure . Nous avons donc tourné autour de 2 bouées !


Ces 3 belles journées se sont terminées par le traditionnel pot de remise des prix.


Un remerciement tout particulier à la Famille Boutin pour l’organisation, la préparation du dîner des équipages du dimanche soir et bravo pour le far breton préparé avec amour par Jacques, président de l’AS Maraudeur. Nous savons combien il faut déployer d’énergie dans ce genre d’organisation.
Un grand merci à tous les bénévoles de l’AS et du club de l’Ancre, sans oublier bien évidemment de remercier chaleureusement notre arbitre Jean-Philippe COENEN et Philippe GODEAU Juge qui ont mené de main de maîtres, avec compétence et bonne humeur, cette belle édition du National Maraudeur 2026.

Philippe Jeanjean

Compte rendu régate – CAP 2026 – 8 au 16 mai 2026

De notre envoyé spécial, en bonne place, Éric Joye

CAP 2026 – Le Crouesty

Solowskaia et Ty-Champ arrivent sur zone le 08 Mai, précédé de Satanas, Artaban, Gepeto et Mektoub .

Mise à l’eau le 09 Mai, matage tranquille.

Dimanche 10 Mai, le vent souffle gentiment, le ciel est gris, les nuages bas, la pluie pas loin et deux bateaux dont Ty-Champ décident d’aller faire des ronds dans l’eau en baie de Quiberon, Ty-Champ ira jusque devant Houat endroit où le vent a décidé de forcir un peu, de la gite du rappel efficace pour finalement rentrer au Crouesty (en ayant un moment pensé à passer la nuit à Houat), l’autre bateau dont 3 équipiers sont des chiens a été très remarqué.

Lundi 11 Mai, le vent moins fort que la veille, le soleil se montre et la décision collégiale est de remonter jusqu’au port de Saint Goustan (Auray). Une flotte de 6 bateaux rentre dans le golfe du Morbihan sauf Artaban qui rencontre un problème de génois.

La flotille remonte la rivière d’Auray au près, parsemée de mouillages où il n’est pas facile de trouver sa route, Ty-Champ part en éclaireur (Phylann sur problème de moteur rentre au Crouesty). Ty-Champ décide de s’arrêter au charmant port du Bono (croyant être arrivé à bon port). Une fois l’erreur comprise, Ty-Champ reprend la rivière, mais l’endroit est sournois et la vase traite, lors d’un virement un peu proche de la berge, le bateau s’immobilise et fort de constater que la vase est collante et qu’elle aime notre dérive (Il semble que Gepeto ai connu la même mésaventure). Au bout du compte tout le monde arrive à Saint Goustan. Une petite pose et il est temps de faire demi tour et de rentrer au Crouesty avec la marée et le vent dans la dos, très belle balade.

Mardi 12 Mai

Les bateaux arrivent au fur et à mesure, dont Poussah.

La météo toujours clémente avec encore un peu de vent, il est décidé d’aller vers Arradon (au fond du golfe).

La flotille sort du port et entre de nouveau dans le golfe, après deux jours sur Ty-Champ, nous avons décidé de sortir Solowskaia avec un équipage composé de Cédric, Jérôme et Eric. Bien nous en à pris, arrivé au niveau de la Jument après être passé près de Er-Lannic (qui possède deux enceintes de Cromlech) avec vue sur le tumulus de Gravinis, dans une risée, les trois gaillards au rappel, un hauban sans doute fatigué a décidé de rompre sous la charge et le mât avec ses voiles décide d’aller à l’eau. Plus question d’aller au fond du golfe, on remonte, voiles et mât sur le bateau, on met le moteur en route (lui même une acquisition récente suite à l’escapade du petit Japonais) et en route vers le Crouesty, mais à contre courant, le valeureux 2,5 ch s’échauffe et refuse de repasser la jument. On arrive à mouiller, on range les voiles, on assure le mât, Jérôme inspecte le moteur, bricole. On patiente et à renverse, le moteur redémarre et rentre tranquillement au port.

Le reste de la flotte nous rejoint au Crouesty.

Mercredi 13 Mai

Les conditions météo (19 nds et des rafales à 30 nds) ne permettent pas aux Cap-Corse de prendre la mer. Ce sera une journée bricolage à remater Solowskaia avant qu’il ne devienne Pivertskaia.

Jeudi 14 Mai

Les derniers bateaux (les locaux) arrivent et sont mis à l’eau, se seront 14 Cap-Corse qui vont donc régater à partir de cet après-mdi.

Le vent est toujours présent et l’organisation nous demande si l’on souhaite sortir.

La réponse est évidente, les Cap-Corse trépignent d’impatience et l’ensemble de la flotte part pour un parcours construit, qui sera le seul de la journée.

Les conditions font que certains bateaux rencontrent des problèmes mécaniques, des malades à bord et rentrent au port. Belle bagarre en avant du peloton avec des croisements serrés.

  1. Artaban
  2. Ty-Champ
  3. Filovent

Vendredi 15 Mai

Les conditions météo deviennent plus clémentes (provisoirement) et on part sur un parcours construit.

Sur Ty-Champ quelques problèmes avec la manipulation de spi et Tymousstyco nous passe avant l’avant dernière bouée.

  1. Tymousstyco
  2. Ty-Champ
  3. Pivertskaia

L’organisation relance un parcours construit, qui sera raccourci pour permettre de réaliser un côtier. Pivertskaia est très en verve et remporte cette course.

  1. Pivert
  2. Pénélope
  3. Ola

Au moment de lancer le côtier, le vent monte et la flotte part pour faire le tour de l’ile de Mehaban, située à l’entrée du Golfe du Morbihan. Avant d’atteindre l’île nous croisons une flotte de vieux gréements dont plusieurs Pen Duick, tous de très beaux bateaux légèrement plus long que nos Cap-Corse. Pivertskaia décide d’aller à la côte et rencontre la grêle, le reste de la flotte plus au large y échappe.

Pen Duick, côtre de régate de 1898 (plan William Fife III), bateau fétiche d’Éric Tabarly, moult fois rénové.

 Artaban passe Ty-Champ qui cherchait la bouée Mehaban sud.

Artaban et Ty-Champ pour différentes raisons ne montent pas le spi, sur le dernier bord, Pénélope et Ola reviennent sur les deux échappés, Ola aura raison de Ty-Champ sur la ligne.

1.Artaban

2.Ola

3. Ty-Champ

A l’arrivée les conditions météo se dégradent, la mer se forme et la flotte affronte des creux de deux mètres environ, alors que les prévisions annonçaient une amélioration (le temps est très variable en Bretagne).

Rentré au port Ty-Champ constate que le vit-mulet de sa bôme est cassé et l’abandon est envisagé. Par acquis de conscience on va chez le fabricant de gréement qui a sauvé Solowskaia et par chance il avait la pièce. La bôme est remise en état, remontée sur le bateau.

Samedi 16 Mai

En sortant du port le vent est faible pour rejoindre la zone de départ.

On part pour un côtier et dès le départ le vent se lève, la flotte s’étire et cette fois les spis sortent, La navigation est plus précise, les bouées pas évidentes à repérer sur l’eau et encore moins le bateau comité pour l’arrivée, beau parcours. Les trois bateaux de tête ne se sont pas lâchés depuis la bouée de dégagement, même si à l’arrivée, l’ordre a un peu changé

  1. Ty-Champ
  2. Tymousstyco
  3. Pénélope

Dernière course de  ce Cap 2026, un parcours construit.

Le vent est toujours soutenu.

Le moment important de cette course sera finalement l’arrivée. 

Il y avait une bouée à virer avant l’arrivée au bateau comité et dans un élan général les bateaux de tête ont oublié cette bouée. Sur Ty-Champ nous n’avions pas monté le spi et le bateau nous précédant n’ayant pas été sifflé (à l’arrivée) nous avons compris notre erreur et sommes immédiatement aller virer la bouée pour revenir vers le bateau comité. Cette erreur a quelque peu modifié l’ordre d’arrivée.

  1. Ty-Champ
  2. Pénélope
  3. Ola

Cette arrivée sera de fait le podium de ce Cap 2026 de très belle facture avec de belles navigations.

1.Ty-Champ

2.Pénélope

3.Ola

Samedi soir remise des prix (3 bateaux Le Jeloux sur le Podium) et repas des équipages autour d’une paella dans une très bonne ambiance.

Malheureusement dimanche Patrick nous apprenait le décès de Jean (son équipier sur Pénélope – 2 ème du Cap 2026) lors de son retour.

Jean faisait partie avec Patrick et Marc de l’équipage dit des «Tontons» qui naviguaient sur Pénélope.

Je reprends les mots de Pierre Formanek :

Voilà un grand capcorsien qui nous quitte en douce. 

Bons souvenirs d’un homme chaleureux qu’il était si agréable de côtoyer sur l’eau comme avec le verre de punch à la main.

Nos condoléances à sa famille, à Patrick, Marc et à Pénélope qui perd l’un de ses fidèles équipiers.

Éric Joye

Lutetia Cup de l’ASM à Moisson Lavacourt – 4 au 6 avril 2026

24 micros lors de cette Lutétia cup du 4/5 et 6 Avril 2026 prêts à en découdre.

De notre envoyé spécial Philippe Jeanjean, à l’écoute, au stylo, mais pas à la baille cette fois-ci.

Notre club était représenté par 2 bateaux (TY-Champ Cap Corse et Carrosse Maraudeur).

Cette régate comptant pour le championnat de France des Micros. Grade 4.

Ce beau plan d’eau de Moisson Lavacourt, bien connu du YCP, nous a offert avec générosité 

son étendue de 350 hectares, ce qui nous change évidemment de la faible largeur de notre Seine.

Cette matinée de samedi nous a permis de préparer et mâter tranquillement, l’envoi de l’aperçu n’étant qu’à 14 h.

Cette première manche, sous un soleil quelque peu cafardeux, nous a valu une petite brisette de sud de 7/8 nœuds, pas de quoi en faire une histoire.

La suite a été plutôt mouvementée avec un vent d’une quinzaine de nœuds et de belles rafales qui frisaient, au doigt mouillé, les 20 nœuds (à l’anémomètre, un Marseillais vous dirait 25 mini).

Vent limite pour le Maraudeur de Christophe et Philippe avec cet équipage qui pèse plus avec l’âge qu’avec leur propre poids.

Ty champ avec son équipage habituel (Eric et Gwénolé) s’en sort beaucoup mieux de ces sacrées rafales même si quelques coups de lof pas bien méchants sont au rendez-vous.

Deuxième jour, 4 manches étalées sur l’ensemble de la journée, vent légèrement moins fort que la journée précédente mais avec quelques belles rafales frisant les 30 nœuds quand même (toujours au doigt mouillé).

Ty champ nous a offert à cette occasion deux magnifiques départs au lof. Avec leur superbe spi bleu que nous avons quelques instants confondu avec l’eau du lac. Quelle osmose !         Le spectacle était au rendez-vous, d’autant que nous en avons pris plein les mirettes, notre maraudeur étant à une longueur derrière. Dommage de ne pas avoir de photo mais vous comprendrez bien que nous avions autre chose à faire n’étant pas vraiment dans une meilleure situation.

Bon, après tout ça, le reste de la journée s’est passé plutôt normalement mais il faut dire que notre équipage, le soir venu était quelque peu rincé, essoré, en gros, très las.

L’ensemble des équipages à apprécier le repas servi sans modération et préparer par nombre de bénévoles de l’ASM que nous tenons ici, à remercier chaleureusement.

Troisième et dernière matinée : Arrivée vers 9 heures sur le plan d’eau. Miroir d’eau devrais-je dire avec quelques fumerolles çà et là au ras des ondes (mais non, pas RTL ni France info). Magique pour un photographe ou le pinceau d’un impressionniste mais déception pour ces nombreux voileux qui voulaient de nouveau en découdre.

A 11 heures précises, le couperet est tombé : Boum ! (Aïe ça fait mal). Madame la Présidente du Comité de course a décidé que c’en était terminé pour la journée (pleurs de tous les équipages sans exception).

Casse-croûte prématuré, sortie d’eau, démâtage, la routine habituelle.

Et les résultats me direz-vous ? qu’à cela ne tienne :

Ty champs avec son glorieux équipage Eric, Gwénolé pour le premier jour, Fanny Urbain et Thibaut pour les 2 et 3ème jours qui s’en sortent avec une belle place de 11ème/24. Chapeau (de brousse) !

Le Maraudeur avec Le Chef Christophe et sous-chef Philippe, placé 16 ème/ 24 aurait franchement pu mieux faire si quelques problèmes de spi, de taquets et de je ne sais plus quoi d’autres … Ah si ! La prochaine fois, nous essaierons de prendre une vingtaine de kilos de plus chacun. Le chemin va être long, mais vous pouvez nous inviter à diner. Merci d’avance.

Il faut dire que nous nous nous sommes frottés avec quelques calibres, à bord de leur Neptune, Micro-proto, Flyer 550, qq corsaires, 1 Cap corse et 1 Maraudeur. 

Fin de ces trois jours (ou presque) sur l’eau, avec l’annonce des résultats et la remise des coupes.

Merci à Paule Marie Pouloin, Présidente du Comité de Course, Philippe Kersale, Juge, et Sandrine Gomme. Bien évidemment aux Sécus et à tous les bénévoles de l’ASM pour leur présence et leur efficacité et un grand merci à l’AS Mantaise Voile d’avoir organisé cette belle régate. D’autant que l’ASM avait bien fait les choses en nous inondant d’un magnifique soleil quasi d’été. Merci à vous tous.

Philippe Jeanjean

Coupe IdF à la mer à Deauville – 19 au 22 mars 2026

De notre envoyé spécial Éric, en léger différé de Deauville, où se courait la Coupe de l’Île de France à la mer, du 19 au 22 mars.

Réveil aux aurores — oui, même le soleil nous a regardés en mode “vous êtes sûrs ?” — direction Deauville où nous attend notre fier destrier :  un J80, petit bateau, gros ego.
 
On peaufine les préparatifs pendant que notre président part au briefing, probablement pour apprendre des mots compliqués qu’on n’utilisera jamais. Départ vers 9h. Petit détail sympa : les bateaux n’ont pas de moteur. Du coup, on se fait remorquer comme des VIP… ou des colis fragiles, selon le point de vue. Temps magnifique, vent quasi inexistant — parfait pour découvrir le bateau.


Première manche : surmotivés, survoltés, sur… en avance. Résultat : départ un peu trop anticipé → disqualification. Oui, on a gagné… le prix de la précipitation. MAIS (oui, on s’accroche), départ jugé “plutôt bon” — tellement bon qu’on arrive 4-ème à la première marque. Là, on sort le spi asymétrique… enfin, on essaie. Disons que le spi, lui, n’était pas au courant du plan. Résultat : toute la flotte nous double avec élégance pendant qu’on invente une nouvelle discipline : la voile contemporaine improvisée.
 


Deuxième manche : mêmes conditions, mais cette fois on change de barreur — parce que pourquoi pas redistribuer les responsabilités. Bon départ, manœuvres beaucoup plus propres (le spi commence à coopérer, miracle), et résultat : 12-ème. Oui, on remonte ! Lentement, mais sûrement… enfin surtout lentement.
 
Au final, une super ambiance, beaucoup de rires, quelques leçons… et un spi qu’on surveillera de près la prochaine fois.


 
2-ème jour
 
Le soleil est toujours de la partie, la brise fait la grâce matinée.
Trois manches disputées.


 
3-ème manche
Bon départ, bon choix pour le bord de près.
Moins bon choix pour le bord de spi, mais ça commence à rentrer. Classement : 15-ème.

4-ème manche 
Bon départ, choix discutable du bord de près à suivre, manœuvres du spi correctes pour finir 10ème.
 


5-ème manche
Départ moyen et sans vitesse, bonne gestion du spi, sauf l’affalage qui nous fait perdre 1 place. Classement : 15ème.
 
Encore une très belle journée 
 
3-ème et malheureusement dernière journée 
 
Du brouillard pour arriver sur Deauville, mais finalement le soleil nous attend au port.
On peaufine encore les réglages et départ en file indienne pour sortir du port.
On part pour trois manches.
 
Pour rejoindre la zone de course on en profite pour vérifier que notre spi est bien gréé, ça s’annonce bien et subitement le point de drisse lâche et spi à l’eau (remonté à bord vite fait par l’équipage). Constat : la drisse est dans le mât, donc trois manches sans spi.
Niveau difficulté : « hard mode » activé.


6-ème manche
Bon départ, bon bord de près, 4 rappels individuels annoncés pas assez tardivement à notre goût. On aborde la descente sous spi sans spi, mais finalement on trace une bonne route en maintenant notre position.
Toujours une bonne remontée au près sur le second tour, descente sans spi bien maîtrisée. Classement : 10ème. 
 


7-ème manche
Procédure de départ sous pavillon U (si au-dessus de la ligne, disqualifié).
On change de barreur, bon départ bon bord de près, sous spi, avec notre handicap, on voit les bateaux s’éloigner doucement mais sûrement. 
Arrivé à la porte sous le vent, une discussion tactique s’engage et on décide de prendre la bouée tribord, bonne décision, on revient pleine balle sur la ligne d’arrivée, malgré des intimidations de « tribord » on passe proprement la ligne (commentaire du jury, on est vraiment passé près du bateau jury) et cette manœuvre inspirée nous fait gagner 6 places.


Là, c’est clairement du génie. Ou du hasard bien exécuté. Classement : 10-ème.
 
8-ème et dernière manche

 
Le vent monte, il va y avoir du sport pour ceux qui ont le spi.

Mauvais départ, on se dégage et on fait marcher le bateau, on fait notre chemin dans le « dog leg » et on aborde le bord de spi, on est spectateur de belles accélérations et sur le dernier bord on manœuvre moyennement, mais on arrive à garder un bateau derrière nous.
Finalement avec les disqualifications on termine 11-ème.
 
Finalement sans spi cela a été notre plus belle journée, qu’aurait-elle été avec le spi, on ne le saura jamais………


 
Comme quoi, moins on a de matériel, mieux on s’en sort.
Prochaine régate : on enlève la grand-voile ?
 
Au final malgré cette très belle journée on termine 16-ème, mais quelle belle découverte du J80 et très belle régate, bien organisée et jury très compétent.
 
Et un spi qui, lui, a clairement passé un meilleur week-end que nous.
 
Éric Joye
Représentant l’équipage composé aussi de Susan, Jérôme, Philippe et Gwénolé.