Avis de régate – Trophée Alain de Poix – 11 avril 2026

Le samedi 11 avril aura lieu

🌸 La régate de printemps 🌸

Trophée Alain de Poix
Dériveurs et habitables
(Catégorie IND, OSIR / 5C)


La régate est ouverte à tous.

👉🏼 Comment s’inscrire à la régate ?

Merci de remplir avant le jeudi 9 avril 22h :
de préférence le formulaire en ligne : Inscription régate
– sinon le formulaire papier à envoyer par e-mail, après numérisation, à notre dévoué trésorier

ℹ️ Avis de course et Instructions

Avis de course
Instructions de course

Alain de Poix sur son dernier Cap Corse, « Trois Alérions », que vous connaissez bien, à Loctudy en 2009.

⏰ Déroulement de la journée

  • Le matin, RDV à la base du YCP, grutage à partir de 8h
  • 10h petite réunion d’instructions sur le quai
  • Départ de la régate 10h30 (enfin… comme d’habitude !)
  • Déjeuner vers 12h00, pensez à apporter votre pique-nique !
  • Reprise de la voile vers 13h00 pour les courses de l’après-midi ; plus de départ après 16h
  • Remise des prix habitables et dériveurs vers 16h

Pour les membres de l’école de voile

– Merci d’envoyer largement avant le jeudi 9 avril vos souhaits d’équipage et de type de bateau à l’adresse e-mail de l’École de Voile, afin que nous puissions vous retourner votre n° de voile avant que vous ne procédiez à votre inscription en ligne. La répartition de la flotte se fera en fonction de vos souhaits, vos gabarits et l’ordre d’arrivée des demandes.

Disponibilité de la flotte consultable ici : Flotte école de voile

– L’École de voile et ses types de bateaux : École de voile

💁🏻 Bourse aux équipiers

Capitaine, vous cherchez une équipière ; équipier, vous cherchez une barreuse ; et toutes les variantes de ce genre se règlent sur le groupe Whatsapp « Bourse aux équipiers YCP ». Pour des raisons d’hygiène et de santé publique, mais aussi et surtout pour éviter des inscriptions fantoches à ce groupe, nous n’affichons plus ici l’adresse du groupe. Tous les membres du club savent où le trouver (panneau d’affichage sur la voilerie et dans le club, et e-mail qui vous a été envoyé le 25/9/2025).


🖼 Souvenirs de l’année dernière

La première page du site comporte des articles. En remontant le temps qui descend le long de la fameuse page, vous trouverez les photos, les résultats, les compte-rendus. Farfouillez aussi du côté du menu « Régates ».


🤨 Autres renseignements ?

Pour tout complément d’information, n’hésitez pas à relire attentivement cette page détaillée à utiliser la liste des contacts ou notre formulaire de contact.

Interligue Europe à La Flèche – 28 et 29 mars 2026

Toute la flotte des Europe du YCP était en régate en ce week-end de fin mars au CVF de la Flèche sur le Lac de la Monnerie pour une interligue de la série.

C’était la 2ème année pour Emmanuelle et mézigue, et une habitude plus ancienne pour Alice. Le temps annoncé était inquiétant : le petit retour de l’hiver de ces jours-ci mais surtout une prévision de 15 nœuds samedi avec des pointes à 30 nœuds !

Emmanuelle et votre serviteur arrivent le samedi à 11h au CV Fléchois, dans une ambiance chaleureuse de camaraderie de la série, l’instigateur local Fabrice étant europiste ainsi que son fils Titouan, mais aussi en compagnie des régatiers de l’intersérie double. Il y a en effet une régate interligue d’Europe et une régate intersérie de Fireball, 470, Jet et Ponant. Alice, notre capitaine de flotte des Europe du YCP, nous prévient qu’elle ne pourra finalement nous rejoindre que dimanche.

Un petit vent léger, un soleil rarement voilé. Tout ceci cache la vraie nature du samedi promis.

Nous déremorquons-mâtons-gréons en moins de 2 heures et sommes prêts à nous mettre à l’eau. Le vent est monté, des nuages passent souvent et donnent de bonnes rafales.

Nous sommes 22 Europe inscrits, mais une partie décide prudemment de ne pas se lancer. Selon les règles habituelles, chacun décide selon son propre jugement s’il prend la mer. 

Le parcours est un peu compliqué, et l’on en verra les incidences.

Le premier départ est pour les Europe, ce que votre serviteur n’avait pas tout à fait saisi dans la pavillonnerie ! Les habitués du peloton de tête sont fidèles à leur avant-poste. Du côté des arrières, on connaît aussi ses concurrents attitrés et chacun marque ses adversaires minutieusement. Mais enfin, pour les moins aguerris, c’est un peu la lutte à la survie dans les rafales. Votre serviteur étrenne pour la première fois en régate sa poulie tourelle ; à la faveur d’un virement après la 3ème bouée, j’ai l’honneur d’être l’un des premiers à dessaler.

Par un mauvais mouvement dans le virement, j’ai dû remettre l’écoute dans le taquet coinceur, et ça ne pardonne pas. Petite baignade de printemps à l’ombre des nuages. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le bateau redressé avec peine dessale à contre avant que je ne comprenne que l’écoute est coincée bordée au taquet. Je redresse et remonte avec la grâce d’un jeune baleineau. Ma girouette de tête de mât est tordue à l’horizontale. Pas grave car je n’en aurai absolument pas besoin ce samedi pour savoir d’où vient le vent. Cette première course se termine avec déjà quelques dessalages parmi les concurrents. La 2ème course se déroule sous quelques éclaircies mais toujours avec un bon vent. Les étourdis en tête de course ont oublié les subtilités du parcours et négligent de faire une épingle ; celle-ci sera piquante pour eux. L’équipe des suiveurs est plus attentive et fait le bon parcours. La 3ème course est un peu l’apothéose de cette journée. Un beau paquet de sombres nuages était déjà à l’approche et tout le monde l’avait bien vu. Un joli petit grain, avec probablement des rafales à 30 nœuds, s’abat sur la flotte.

Et là, il faut le dire, les spectateurs restés sur le bord ont vu de nombreux bateaux qui évoluaient avec le mât à la verticale, mais pointant au nadir plutôt qu’au zénith (cherchez dans le dictionnaire, ceux qui n’ont pas compris). Dessaler en Europe, c’est un petit drame en principe vite réglé, mais c’est une tout autre affaire pour un Fireball, un 470 ou un Ponant. Nous avons vu des Fireball restés de très longues minutes les pattes en l’air. Il y a sans doute plus d’un tiers de la flotte qui a dessalé. Témoignage personnel de cette après-midi : j’étais inquiet de la suite lors de mon dessalage à la première course. Cela m’a servi de leçon et j’ai été assez attentif pour la suite (le hale-bas complètement relâché !). Je m’en suis bien tiré avec un seul dessalage.

Après le retour et le bouchonnage des bateaux, l’apéro, toujours très chaleureux au CVF, était bienvenu. Belle ambiance. Le dîner était ensuite une réussite avec un très bon menu et des conversations amicales où les éprouvés de l’après-midi étaient encouragés par les habitués qui en ont vu d’autres. Conseils, échanges d’expériences, rigolades, détente. Et cap sur un repos bien mérité pour une nuit écourtée puisque c’est le changement d’heure, dans le sens maudit.

Le dimanche, la première course est à partir de 10h. Il fait assez frais. Heureusement un beau soleil est dominant.

Emmanuelle est sur l’eau. Son « Rolland » est bien entouré d’autres splendeurs de la marquèterie que sont les « Rolland » et les « Cristalli ». Christian Hervet est présent avec son « Cristalli ». Il est ancien champion du monde, et n’a pas remis les pieds sous les sangles depuis 2006, mais… il se défend bien. Alice nous a rejoints, au prix d’un départ de chez elle à 5h du matin !

3 courses sont données, les accalmies succédant à quelques belles risées n’ayant rien à voir avec celles de la veille. Les concurrents se retrouvent, chacun avec ses adversaires habituels. Lors de la 2ème course, un paquet d’Europe se retrouve à la bouée qui s’avérera la dernière d’un parcours raccourci ; certains habitants dans une périmètre raisonnable ont dû entendre ce qu’il s’est dit autour de cette bouée, que nous ne répéterons pas. Le comité a bien du mal à pointer les arrivées de cette floppée d’énervés entremêlés. Il faudra même interroger tout le monde ensuite pour bien vérifier l’ordre. Votre serviteur a été fair-play et courtois aux abords de cette bouée, ignorant que l’arrivée se jouait quelques mètres plus loin. Sinon il aurait peut-être ; quoique.

Vers 13h30, le vent a tourné. Des changements de parcours sont tentés par un comité toujours attentif, et puis vers 14h30, la fin des courses est décidée.

Certains s’attardent un peu sur le plan d’eau pour en profiter encore un peu.

La ruche bourdonne sur le parking et dans l’enceinte du club. Certains partent tôt, d’autres restent et remballent tranquillement leur marchandise.

La proclamation des résultats est un bon moment convivial. Hommage bien amical à Philippe, dont c’était la dernière régate en tant que président du comité, et remise des résultats. Chacun reçoit un petit pot de rillettes ; à mettre dans une trappe de l’Europe pour le casse-croûte lors de la prochaine régate. Les champions sont acclamés, les autres aussi d’ailleurs.

Emmanuelle n’a pas réussi à rattraper son absence aux courses du samedi. Alice a mis son grand talent en marche ce dimanche et arrive à être assez bien classée pour une absente du samedi. Votre serviteur s’en tire assez bien cette fois-ci.

Merci à l’équipe de La Flèche qui organise chaque année cette belle régate avec dévouement et compétence. Rendez-vous sans faute l’année prochaine.

Bilan chiffré par le navigateur à sa table à cartes : 12 milles parcourus le samedi à 3 nœuds de moyenne, avec une vitesse max de 9,7 nœuds. Et 13 milles parcourus dimanche à 2 nœuds de moyenne, avec une vitesse max de 8 nœuds. Et si j’en crois la tête de ma girouette, la profondeur du lac est de l’ordre de 5m au milieu.

Coupe IdF à la mer à Deauville – 19 au 22 mars 2026

De notre envoyé spécial Éric, en léger différé de Deauville, où se courait la Coupe de l’Île de France à la mer, du 19 au 22 mars.

Réveil aux aurores — oui, même le soleil nous a regardés en mode “vous êtes sûrs ?” — direction Deauville où nous attend notre fier destrier :  un J80, petit bateau, gros ego.
 
On peaufine les préparatifs pendant que notre président part au briefing, probablement pour apprendre des mots compliqués qu’on n’utilisera jamais. Départ vers 9h. Petit détail sympa : les bateaux n’ont pas de moteur. Du coup, on se fait remorquer comme des VIP… ou des colis fragiles, selon le point de vue. Temps magnifique, vent quasi inexistant — parfait pour découvrir le bateau.


Première manche : surmotivés, survoltés, sur… en avance. Résultat : départ un peu trop anticipé → disqualification. Oui, on a gagné… le prix de la précipitation. MAIS (oui, on s’accroche), départ jugé “plutôt bon” — tellement bon qu’on arrive 4-ème à la première marque. Là, on sort le spi asymétrique… enfin, on essaie. Disons que le spi, lui, n’était pas au courant du plan. Résultat : toute la flotte nous double avec élégance pendant qu’on invente une nouvelle discipline : la voile contemporaine improvisée.
 


Deuxième manche : mêmes conditions, mais cette fois on change de barreur — parce que pourquoi pas redistribuer les responsabilités. Bon départ, manœuvres beaucoup plus propres (le spi commence à coopérer, miracle), et résultat : 12-ème. Oui, on remonte ! Lentement, mais sûrement… enfin surtout lentement.
 
Au final, une super ambiance, beaucoup de rires, quelques leçons… et un spi qu’on surveillera de près la prochaine fois.


 
2-ème jour
 
Le soleil est toujours de la partie, la brise fait la grâce matinée.
Trois manches disputées.


 
3-ème manche
Bon départ, bon choix pour le bord de près.
Moins bon choix pour le bord de spi, mais ça commence à rentrer. Classement : 15-ème.

4-ème manche 
Bon départ, choix discutable du bord de près à suivre, manœuvres du spi correctes pour finir 10ème.
 


5-ème manche
Départ moyen et sans vitesse, bonne gestion du spi, sauf l’affalage qui nous fait perdre 1 place. Classement : 15ème.
 
Encore une très belle journée 
 
3-ème et malheureusement dernière journée 
 
Du brouillard pour arriver sur Deauville, mais finalement le soleil nous attend au port.
On peaufine encore les réglages et départ en file indienne pour sortir du port.
On part pour trois manches.
 
Pour rejoindre la zone de course on en profite pour vérifier que notre spi est bien gréé, ça s’annonce bien et subitement le point de drisse lâche et spi à l’eau (remonté à bord vite fait par l’équipage). Constat : la drisse est dans le mât, donc trois manches sans spi.
Niveau difficulté : « hard mode » activé.


6-ème manche
Bon départ, bon bord de près, 4 rappels individuels annoncés pas assez tardivement à notre goût. On aborde la descente sous spi sans spi, mais finalement on trace une bonne route en maintenant notre position.
Toujours une bonne remontée au près sur le second tour, descente sans spi bien maîtrisée. Classement : 10ème. 
 


7-ème manche
Procédure de départ sous pavillon U (si au-dessus de la ligne, disqualifié).
On change de barreur, bon départ bon bord de près, sous spi, avec notre handicap, on voit les bateaux s’éloigner doucement mais sûrement. 
Arrivé à la porte sous le vent, une discussion tactique s’engage et on décide de prendre la bouée tribord, bonne décision, on revient pleine balle sur la ligne d’arrivée, malgré des intimidations de « tribord » on passe proprement la ligne (commentaire du jury, on est vraiment passé près du bateau jury) et cette manœuvre inspirée nous fait gagner 6 places.


Là, c’est clairement du génie. Ou du hasard bien exécuté. Classement : 10-ème.
 
8-ème et dernière manche

 
Le vent monte, il va y avoir du sport pour ceux qui ont le spi.

Mauvais départ, on se dégage et on fait marcher le bateau, on fait notre chemin dans le « dog leg » et on aborde le bord de spi, on est spectateur de belles accélérations et sur le dernier bord on manœuvre moyennement, mais on arrive à garder un bateau derrière nous.
Finalement avec les disqualifications on termine 11-ème.
 
Finalement sans spi cela a été notre plus belle journée, qu’aurait-elle été avec le spi, on ne le saura jamais………


 
Comme quoi, moins on a de matériel, mieux on s’en sort.
Prochaine régate : on enlève la grand-voile ?
 
Au final malgré cette très belle journée on termine 16-ème, mais quelle belle découverte du J80 et très belle régate, bien organisée et jury très compétent.
 
Et un spi qui, lui, a clairement passé un meilleur week-end que nous.
 
Éric Joye
Représentant l’équipage composé aussi de Susan, Jérôme, Philippe et Gwénolé.

journées travaux – 7 et 14 mars 2026

Les travaux pharaoniques du club se sont déroulés les samedi 7 et 14 mars comme prévu. Une très nombreuse foule d’une petite quinzaine de membres était présente. Ils ont pu jouer de leurs instruments favoris.

Un Équipe a été découpé en fines lamelles, façon saucisson. Ne comptez pas sur nous pour vous en donner une image ; nous avons une certaine décence, tout de même. La façade de la voilerie a été repeinte, non pas en en orange fluo, comme initialement décidé, mais en un blanc cassé du plus bel effet, reprenant de façon chamarrée l’ancien ton passé de ton.

Une Sylvie et un Felix déterminés ont lancé l’opération peinture. Puis tout le monde a ensuite donné son coup de pinceau. Mathieu, Xavier, Emmanuelle, et bien d’autres.

Il y a toujours du jardinage à faire. La nature est sauvage au Pecq. Thierry, infatigable et jeune corsairiste se livre avec le sourire au nettoyage de presque printemps. Iwona, tout en écoutant les podcasts de l’académie des sciences horticoles, a trouvé un terrain reculé pour affronter la nature.

Le hangar est un sujet permanent de soins. Ses installations remarquables ne souffrant aucune négligence. Le jeune Pierre entonne un rap pendant qu’Éric donne les instructions à Gilles. Cette photo est assez précieuse : elle montre Gilles en train de travailler. Il me pardonnera peut-être cette perfide pique.

Enfin le grand ouvrage est entamé : la grande brocante de la voilerie des propriétaires. Sur cette photo, on voit, au sol, les trésors dénichés dans cette salle dont on ne soupçonnait pas la grande contenance. On voit aussi le vice-président, la calculette à la main, estimer le bénéfice de la vente. Ses yeux brillent. Il ne sait pas encore la grande désillusion qui l’attend.

Que les absents ne fassent pas d’infarctus : tout ce joyeux fourbi a été transféré dans le hangar. Mais cela ne durera pas. Le chef de base a prévenu ; sans récupération par chacun dans un délai de 15 jours, les merveilles seront reconduites à la frontière.

La surface au sol de cette voilerie a doublé ! Anecdote véridique : en début d’après-midi, ayant un bricolage à faire juste devant la porte, mézigue demande au chef de base Christophe s’il y a une prise dans la voilerie. Il répond que non. Après le débarras, nous découvrons un bandeau de 3 prises magnifiques qui étaient caché depuis des décennies derrière une bouée fer à cheval, 2 encablures d’haussière, une voile d’étai de perroquet de fougue d’un ancien clipper, un gilet de sauvetage en flanelle, 2 pare-battage d’un beau jaune complètement délavé, une table à cartes en merisier montée sur pivot, un tangon dont il manque une extrémité, des bottillons troués, un sextant dans sa boîte d’origine, l’almanach du marin breton de 1972, deux taquets en bois et une poulie dont il manque le réa, 12 m d’écoute élimée en polyuréthane naturel, un tournevis, une lime émoussée et une pince multiprise rouillée, un lot de pavillons ayant servi sur le « Pourquoi Pas ? », des éphémérides nautiques de 1979 dans leur emballage plastique intact, un compas de relèvement de la manufacture des armes et cycles de Saint Étienne, 2 kg de gel-coat complètement figé de couleur brunâtre, et, bien entendu, un raton-laveur.

L’hiver rigoureux se termine. Il laisse sur le quai ce que les spécialistes appellent la raspoutitsa. Il ne serait pas facile d’y lancer notre flotte de 420 et d’Équipes pour l’ouverture de l’EdV la semaine prochaine. Heureusement…

Pierre et Xavier ont pris les choses et le balai en main et se sont mis en quête de renvoyer toute cette raspoutitsa au Havre. L’espoir fait vivre.

La mairie a promis qu’elle enverrait ses spécialistes les plus déterminés pour en venir à boue (ou bout ?) avant samedi prochain.

formation aux règles de course – 21 fev 2026

Ce samedi 21 février, nous recevions Christian Chapelin, arbitre jury de la FFV, multi-titré en championnats de 470, 505, Flying Dutchman, qui animait avec brio une session de formation aux règles de course.

La Seine débordait et la salle aussi était remplie à ras bord. Les vieux briscards du club, ainsi que la jeune génération, sans compter tous ceux qui sont entre deux eaux, tout le monde était équipé de cahiers d’écoliers, de crayons aux mines bien taillées, pour n’en pas rater une miette.

Au programme, par ordre de numéro de règle :

10. Tribord – Bâbord

11. Engagé

12. Non engagé

13. Manœuvrant

14. Contact

15. Acquérir la priorité

16. Modifier sa route

17. Route normale

18. Place à la marque

19. Obstacle

Toutes ces règles expliquées et illustrées au tableau ou par des récits certifiés authentiques par Christian maîtrisant à fond de cale son sujet.

Elena vient donner un coup de main. Il s’agit d’illustrer par des exemples, et justement, elle a été l’observatrice outrée de coups de mains illicites où des forcenés se poussaient allègrement contre la bouée ou vers l’arrière. Même si ce n’est pas à coups de canons, c’est interdit.

Un spectre du passé a aussi été exhumé. Je ne parle pas du fringuant Alain, mais le spectre d’un événement qu’il a vécu sur une ligne de départ. Il voit un trou entre le bateau orange et le bateau comité. Il s’y glisse, le sourire aux lèvres. Il se fait alors lofer par le bateau orange qui va au-delà de vent debout, vire et finit en collision sur le bateau comité. Alain est ensuite accusé de tous les maux avec des arguments douteux qu’il remâche depuis des lustres. La situation était claire selon Christian ; notre ami Alain peut désormais dormir en paix. Sa conscience est soulagée.

Dire que la séance est intéressante et enrichissante, c’est peu. Où l’on voit des pages noircies d’une écriture dense (par Elena). Tout le monde apprend. Et même notre Alice qui a couru les championnats du monde, le livret des règles de course à la main, pose des questions et reste très attentive aux explications de Christian.

Notre zone de navigation comporte des berges du genre plutôt inamovibles. Il faut donc bien connaître la règle 19. Nicolas joue aux dominos avec les bateaux tribord amure qui doivent virer pour éviter que l’étrave de leur camarade ne soit rabotée par la berge Raboni (NDLR : établissement siégeant sur ladite berge).

Personne de demande de récréation. Le maître est écouté religieusement. Cette très bonne séance de formation donnera lieu à un privilège : ceux qui l’ont suivie auront priorité sur les absents lors de la prochaine régate.

Grand merci à Christian pour sa compétence, sa pédagogie et sa disponibilité ! Grand merci à Emmanuelle, notre responsable régates, qui est l’organisatrice de ce symposium.

Il ne reste plus qu’à acheter le guide des règles de course et à réviser en vue de la prochaine réouverture de printemps. À bientôt.