Chaque année, le Yacht Club du Pecq organise plusieurs stages de voile ouverts à tous à partir de 8 ans. Au printemps, en été et à l’automne.
Ces stages, organisés sur le plan d’eau du club et encadrés par des moniteurs agréés, permettent de s’initier ou de se perfectionner à la navigation à la voile.Le prochain stage sera programmé pendant les vacances de printemps du :
Lundi 20 au Vendredi 24 Avril 2026
Pour tout renseignement que vous ne trouveriez pas en lisant cette page, n’hésitez pas à contacter le responsable de l’école de voile par email ecole-voile@ycpecq.fr, ou éventuellement laissez un message téléphonique au 06 99 81 78 78.2 options pour vous inscrire :
Nous acceptonsles chèques-vacances ANCVet les Tickets Services CAP
Il est également possible de réaliser votre paiement par virement bancaire en utilisant le RIB disponible ici. Merci de préciser votre nom dans le libellé du virement afin de bien le rattacher à votre inscription.Tous les dériveurs de l’école de voile sont disponibles, et attribués en fonction du niveau du stagiaire : RS Feva, Équipe, 420, Laser, Albatros, etc. photos de la flotte disponibles ici
Tous les stagiaires doivent être en possession :
– d’une licence FFV en cours de validité. Elle est souscrite d’office si le stagiaire n’en a pas au préalable.
– d’un certificat médical précisant la non-contre-indication à la pratique de la voile OU QUESTIONNAIRE RELATIF A L’ETAT DE SANTE D’UN SPORTIF SANS AUCUNE REPONSE « OUI » (à télécharger ICI) . Il faut également précisertouteallergie.
Si Victor « Totor » Hugo a écrit Les Quatre Vents de l’Esprit, c’est au Pecq ce samedi que soufflaient ces quatre diablotins. Pour notre régate du Trophée Alain de Poix, un vent d’Ouest substantiel était annoncé. Vent d’Ouest est synonyme d’une grande instabilité politique où les girouettes fomentent des révolutions permanentes. Nous n’avons pas été déçus. Voici comment, voici où, voici pourquoi.
Cette photo mise en tête est une sorte de divulgâchage. N’en écrivons pas plus pour l’instant. Chaque chose à sa place.
Tout le monde grée et se prépare au gré d’une matinée paisible avec un vent faible de Sud. Le comité composé de Russ et de sa fille Maya s’installe à la vigie. C’est Maya qui sera l’instrumentiste en chef pour les « Pouet, Pouet ! » qui vont rythmer la journée.
Russ maniera l’appareil photo pendant les courses, en mitraillant comme un possédé, comme votre serviteur le lui avait demandé. Ce qui donne un tas de 300 photos que nous vous épargnons ici ; elles sont disponibles en privé. C’est Nicolas qui va positionner 3 bouées aux points névralgiques et cardinaux de notre plan d’eau complexe.
J’ai commencé en évoquant Hugo. Alors, précisons que nous avions la visite d’un autre jeune Hugo, étudiant en photographie, qui venait pour tirer le portrait de notre illustre moniteur Xavier et préparer une série de photos sur le thème du métier de moniteur de voile. Il en a profité pour saisir quelques portraits de régatiers en plein effort de l’esprit et de l’écoute. Ici Felix est en train de regarder les réglages de David et d’essayer d’en tirer des conclusions.
La fine fleur de la marquèterie du club est de sortie. C’est habituel pour Emmanuelle, mais il faut saluer aujourd’hui la première sortie de l’année du Sagre de Serge, capitaine de la flotte des Corsaire du club, qui barre, selon les connaisseurs, l’un des plus beaux bateaux du club.
Le bouchain vif et l’œil aux aguets, il est secondé par François-Marie, le propre neveu d’Alain de Poix dont nous courons le Trophée aujourd’hui. François-Marie est de retour de sa transatlantique. Il va plus virer de bord aujourd’hui que durant tous les mois de son périple ; notre Seine étant un peu moins large que l’Atlantique. En matière de ballet nautique, cette sortie du Sagre du printemps est un événement qui aurait impressionné Igor Stravinsky.
À propos d’expérience et de marine mémorable, remarquons aussi l’équipage de la Caravelle de Hubert, barrée par Sylvie la moitié du temps. Une Caravelle arborant des voiles immaculées que le bon Christophe Colomb aurait bien aimé ferler sur ses vergues. Sous la risée vigoureuse, nous avons failli voir la Caravelle planer. En tout cas, son safran a bien frétillé et sont équipage s’est régalé.
Deux courses le matin, avec un vent léger assez tournoyant, passant du Sud à l’Ouest.
Les Europe s’imposent, collés par David en Laser.
Ty Champ n’est jamais bien loin. Et son compère Poussah non plus. Cédric coure le matin, seul à bord, en menant avec brio son Solowskaia attitré.
Alice ne s’incline que pour la première course. Et maintenant qu’elle a compris le régime des courants de la rive Ouest, on ne l’y reprendra plus à trainer dans ces eaux maudites dans les moments pétoliers.
Pour les courses de l’après-midi, le vent monte et il y a parfois de sérieuses risées. Ça tournicote fermement. Russ et Maya donnent les départs avec une précision suisse, ce qui semble un peu original pour nos britanniques préférés. Nicolas doit ferrailler avec les péniches qui ne respectent rien ; et je pense particulièrement à la bouée Nord-ouest qui se retrouve emboutée par une indélicate péniche. Les voiliers attendent en bon ordre de pouvoir y virer. Ce n’est pas rien d’être régatier de Seine !
Le vent monte. Non pas Quatre Vents de l’Esprit mais quatre vents dans les haubans. Nous autres ne confondons pas esprits et espars. Laissons le bon Victor nous décrire ce qui se passe dans notre régate : L’arbre se tord sur la côte ; Le flot s’acharne au récif ; Une clameur triste et haute Avertit l’homme pensif ; L’écume roule, avalanche ; La lame féroce et blanche Luit comme l’yatagan ; La terre sanglote et souffre, Livrée aux baisers du gouffre, Au viol de l’ouragan. C’est fort mais mais notre grand poète exagère un peu, ce me semble. C’était une bonne régate vigoureuse, mais il en fait un peu trop, notre coquin du Panthéon.
Lors de la cinquième course, le vent est monté au point que l’embarcation européenne de votre serviteur dessale et que tous les photographes de la contrée n’en ratent pas une goutte. Un vent instable avec des pointes à 15 ou 20 nœuds, c’est assez fatiguant. Nous terminons donc la régate par cette dernière course.
David, Antoine et mézigue restent pour profiter des bonnes risées. Cela donne quelques bords sympathiques.
Lors du retour, et je relate par ouï-dire car je n’ai rien vu, notre ami Antoine se lance dans un dessalage avec vol plané du barreur. Il paraît que la scène en Seine valait le détour.
Le président et le comité de course Russ & Maya rentrent les temps, ce qui est toujours un beau petit travail, et les résultats sont annoncés par le président Jérôme.
Résultats des dériveurs
Photo du podium des dériveurs (version in corpore sano)
Photo du podium des dériveurs (version in situ et in sequana véritas), dans le bon ordre de gauche à droite, qui plus est.
Résultats des habitables
Pour les habitables, le Trophée Alain de Poix est remis à Éric par François-Marie, le neveu d’Alain de Poix.
Ce n’est pas la première fois qu’Éric va l’héberger (le trophée, pas le neveu), mais c’est la première fois pour son Ty Champ en bois flambant neuf. Non, il ne faut pas dire flambant pour un meuble en bois ; c’est une mauvaise idée. Meuble ? Oui, il est particulièrement mobile, ce Ty Champ.
Il nous reste à remercier chaleureusement le comité Russ & Maya, et Nicolas à la sécurité, qui ont accepté de passer la journée à s’occuper de cette régate plutôt qu’à venir concourir avec nous. Geste nécessaire, certes, mais dont nous leur sommes très reconnaissants.
Un petit cidre conclut cette journée.
Au courbaturomètre le lendemain, cette régate est classée dans la catégorie supérieure. Il faut croire que les incessants virements de bord sur notre bien étroit fleuve et la tension permanente qu’impose un vent tournoyant ne ménagent pas les muscles. Nous voyons sur ce tracé d’un concurrent qui m’est proche, que le parcours du bateau manque un peu de cohérence.
Donnons-nous rendez-vous à la prochaine, le 1er mai, fête du travail, surtout pour les Travailleurs de la Mer, pour finir sur « Totor ».
24 micros lors de cette Lutétia cup du 4/5 et 6 Avril 2026 prêts à en découdre.
De notre envoyé spécial Philippe Jeanjean, à l’écoute, au stylo, mais pas à la baille cette fois-ci.
Notre club était représenté par 2 bateaux (TY-Champ Cap Corse et Carrosse Maraudeur).
Cette régate comptant pour le championnat de France des Micros. Grade 4.
Ce beau plan d’eau de Moisson Lavacourt, bien connu du YCP, nous a offert avec générosité
son étendue de 350 hectares, ce qui nous change évidemment de la faible largeur de notre Seine.
Cette matinée de samedi nous a permis de préparer et mâter tranquillement, l’envoi de l’aperçu n’étant qu’à 14 h.
Cette première manche, sous un soleil quelque peu cafardeux, nous a valu une petite brisette de sud de 7/8 nœuds, pas de quoi en faire une histoire.
La suite a été plutôt mouvementée avec un vent d’une quinzaine de nœuds et de belles rafales qui frisaient, au doigt mouillé, les 20 nœuds (à l’anémomètre, un Marseillais vous dirait 25 mini).
Vent limite pour le Maraudeur de Christophe et Philippe avec cet équipage qui pèse plus avec l’âge qu’avec leur propre poids.
Ty champ avec son équipage habituel (Eric et Gwénolé) s’en sort beaucoup mieux de ces sacrées rafales même si quelques coups de lof pas bien méchants sont au rendez-vous.
Deuxième jour, 4 manches étalées sur l’ensemble de la journée, vent légèrement moins fort que la journée précédente mais avec quelques belles rafales frisant les 30 nœuds quand même (toujours au doigt mouillé).
Ty champ nous a offert à cette occasion deux magnifiques départs au lof. Avec leur superbe spi bleu que nous avons quelques instants confondu avec l’eau du lac. Quelle osmose ! Le spectacle était au rendez-vous, d’autant que nous en avons pris plein les mirettes, notre maraudeur étant à une longueur derrière. Dommage de ne pas avoir de photo mais vous comprendrez bien que nous avions autre chose à faire n’étant pas vraiment dans une meilleure situation.
Bon, après tout ça, le reste de la journée s’est passé plutôt normalement mais il faut dire que notre équipage, le soir venu était quelque peu rincé, essoré, en gros, très las.
L’ensemble des équipages à apprécier le repas servi sans modération et préparer par nombre de bénévoles de l’ASM que nous tenons ici, à remercier chaleureusement.
Troisième et dernière matinée : Arrivée vers 9 heures sur le plan d’eau. Miroir d’eau devrais-je dire avec quelques fumerolles çà et là au ras des ondes (mais non, pas RTL ni France info). Magique pour un photographe ou le pinceau d’un impressionniste mais déception pour ces nombreux voileux qui voulaient de nouveau en découdre.
A 11 heures précises, le couperet est tombé : Boum ! (Aïe ça fait mal). Madame la Présidente du Comité de course a décidé que c’en était terminé pour la journée (pleurs de tous les équipages sans exception).
Casse-croûte prématuré, sortie d’eau, démâtage, la routine habituelle.
Et les résultats me direz-vous ? qu’à cela ne tienne :
Ty champs avec son glorieux équipage Eric, Gwénolé pour le premier jour, Fanny Urbain et Thibaut pour les 2 et 3ème jours qui s’en sortent avec une belle place de 11ème/24. Chapeau (de brousse) !
Le Maraudeur avec Le Chef Christophe et sous-chef Philippe, placé 16 ème/ 24 aurait franchement pu mieux faire si quelques problèmes de spi, de taquets et de je ne sais plus quoi d’autres … Ah si ! La prochaine fois, nous essaierons de prendre une vingtaine de kilos de plus chacun. Le chemin va être long, mais vous pouvez nous inviter à diner. Merci d’avance.
Il faut dire que nous nous nous sommes frottés avec quelques calibres, à bord de leur Neptune, Micro-proto, Flyer 550, qq corsaires, 1 Cap corse et 1 Maraudeur.
Fin de ces trois jours (ou presque) sur l’eau, avec l’annonce des résultats et la remise des coupes.
Merci à Paule Marie Pouloin, Présidente du Comité de Course, Philippe Kersale, Juge, et Sandrine Gomme. Bien évidemment aux Sécus et à tous les bénévoles de l’ASM pour leur présence et leur efficacité et un grand merci à l’AS Mantaise Voile d’avoir organisé cette belle régate. D’autant que l’ASM avait bien fait les choses en nous inondant d’un magnifique soleil quasi d’été. Merci à vous tous.
Alain de Poix sur son dernier Cap Corse, « Trois Alérions », que vous connaissez bien, à Loctudy en 2009.
⏰ Déroulement de la journée
Le matin, RDV à la base du YCP, grutage à partir de 8h
10h petite réunion d’instructions sur le quai
Départ de la régate 10h30 (enfin… comme d’habitude !)
Déjeuner vers 12h00, pensez à apporter votre pique-nique !
Reprise de la voile vers 13h00 pour les courses de l’après-midi ; plus de départ après 16h
Remise des prix habitables et dériveurs vers 16h
Pour les membres de l’école de voile
– Merci d’envoyer largement avant le jeudi 9 avril vos souhaits d’équipage et de type de bateau à l’adresse e-mail de l’École de Voile, afin que nous puissions vous retourner votre n° de voile avant que vous ne procédiez à votre inscription en ligne. La répartition de la flotte se fera en fonction de vos souhaits, vos gabarits et l’ordre d’arrivée des demandes.
– L’École de voile et ses types de bateaux : École de voile
💁🏻 Bourse aux équipiers
Capitaine, vous cherchez une équipière ; équipier, vous cherchez une barreuse ; et toutes les variantes de ce genre se règlent sur le groupe Whatsapp « Bourse aux équipiers YCP ». Pour des raisons d’hygiène et de santé publique, mais aussi et surtout pour éviter des inscriptions fantoches à ce groupe, nous n’affichons plus ici l’adresse du groupe. Tous les membres du club savent où le trouver (panneau d’affichage sur la voilerie et dans le club, et e-mail qui vous a été envoyé le 25/9/2025).
🖼 Souvenirs de l’année dernière
La première page du site comporte des articles. En remontant le temps qui descend le long de la fameuse page, vous trouverez les photos, les résultats, les compte-rendus. Farfouillez aussi du côté du menu « Régates ».
🤨 Autres renseignements ?
Pour tout complément d’information, n’hésitez pas à relire attentivement cette page détaillée à utiliser la liste des contacts ou notre formulaire de contact.
Toute la flotte des Europe du YCP était en régate en ce week-end de fin mars au CVF de la Flèche sur le Lac de la Monnerie pour une interligue de la série.
C’était la 2ème année pour Emmanuelle et mézigue, et une habitude plus ancienne pour Alice. Le temps annoncé était inquiétant : le petit retour de l’hiver de ces jours-ci mais surtout une prévision de 15 nœuds samedi avec des pointes à 30 nœuds !
Emmanuelle et votre serviteur arrivent le samedi à 11h au CV Fléchois, dans une ambiance chaleureuse de camaraderie de la série, l’instigateur local Fabrice étant europiste ainsi que son fils Titouan, mais aussi en compagnie des régatiers de l’intersérie double. Il y a en effet une régate interligue d’Europe et une régate intersérie de Fireball, 470, Jet et Ponant. Alice, notre capitaine de flotte des Europe du YCP, nous prévient qu’elle ne pourra finalement nous rejoindre que dimanche.
Un petit vent léger, un soleil rarement voilé. Tout ceci cache la vraie nature du samedi promis.
Nous déremorquons-mâtons-gréons en moins de 2 heures et sommes prêts à nous mettre à l’eau. Le vent est monté, des nuages passent souvent et donnent de bonnes rafales.
Nous sommes 22 Europe inscrits, mais une partie décide prudemment de ne pas se lancer. Selon les règles habituelles, chacun décide selon son propre jugement s’il prend la mer.
Le parcours est un peu compliqué, et l’on en verra les incidences.
Le premier départ est pour les Europe, ce que votre serviteur n’avait pas tout à fait saisi dans la pavillonnerie ! Les habitués du peloton de tête sont fidèles à leur avant-poste. Du côté des arrières, on connaît aussi ses concurrents attitrés et chacun marque ses adversaires minutieusement. Mais enfin, pour les moins aguerris, c’est un peu la lutte à la survie dans les rafales. Votre serviteur étrenne pour la première fois en régate sa poulie tourelle ; à la faveur d’un virement après la 3ème bouée, j’ai l’honneur d’être l’un des premiers à dessaler.
Par un mauvais mouvement dans le virement, j’ai dû remettre l’écoute dans le taquet coinceur, et ça ne pardonne pas. Petite baignade de printemps à l’ombre des nuages. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le bateau redressé avec peine dessale à contre avant que je ne comprenne que l’écoute est coincée bordée au taquet. Je redresse et remonte avec la grâce d’un jeune baleineau. Ma girouette de tête de mât est tordue à l’horizontale. Pas grave car je n’en aurai absolument pas besoin ce samedi pour savoir d’où vient le vent. Cette première course se termine avec déjà quelques dessalages parmi les concurrents. La 2ème course se déroule sous quelques éclaircies mais toujours avec un bon vent. Les étourdis en tête de course ont oublié les subtilités du parcours et négligent de faire une épingle ; celle-ci sera piquante pour eux. L’équipe des suiveurs est plus attentive et fait le bon parcours. La 3ème course est un peu l’apothéose de cette journée. Un beau paquet de sombres nuages était déjà à l’approche et tout le monde l’avait bien vu. Un joli petit grain, avec probablement des rafales à 30 nœuds, s’abat sur la flotte.
Et là, il faut le dire, les spectateurs restés sur le bord ont vu de nombreux bateaux qui évoluaient avec le mât à la verticale, mais pointant au nadir plutôt qu’au zénith (cherchez dans le dictionnaire, ceux qui n’ont pas compris). Dessaler en Europe, c’est un petit drame en principe vite réglé, mais c’est une tout autre affaire pour un Fireball, un 470 ou un Ponant. Nous avons vu des Fireball restés de très longues minutes les pattes en l’air. Il y a sans doute plus d’un tiers de la flotte qui a dessalé. Témoignage personnel de cette après-midi : j’étais inquiet de la suite lors de mon dessalage à la première course. Cela m’a servi de leçon et j’ai été assez attentif pour la suite (le hale-bas complètement relâché !). Je m’en suis bien tiré avec un seul dessalage.
Après le retour et le bouchonnage des bateaux, l’apéro, toujours très chaleureux au CVF, était bienvenu. Belle ambiance. Le dîner était ensuite une réussite avec un très bon menu et des conversations amicales où les éprouvés de l’après-midi étaient encouragés par les habitués qui en ont vu d’autres. Conseils, échanges d’expériences, rigolades, détente. Et cap sur un repos bien mérité pour une nuit écourtée puisque c’est le changement d’heure, dans le sens maudit.
Le dimanche, la première course est à partir de 10h. Il fait assez frais. Heureusement un beau soleil est dominant.
Emmanuelle est sur l’eau. Son « Rolland » est bien entouré d’autres splendeurs de la marquèterie que sont les « Rolland » et les « Cristalli ». Christian Hervet est présent avec son « Cristalli ». Il est ancien champion du monde, et n’a pas remis les pieds sous les sangles depuis 2006, mais… il se défend bien. Alice nous a rejoints, au prix d’un départ de chez elle à 5h du matin !
3 courses sont données, les accalmies succédant à quelques belles risées n’ayant rien à voir avec celles de la veille. Les concurrents se retrouvent, chacun avec ses adversaires habituels. Lors de la 2ème course, un paquet d’Europe se retrouve à la bouée qui s’avérera la dernière d’un parcours raccourci ; certains habitants dans une périmètre raisonnable ont dû entendre ce qu’il s’est dit autour de cette bouée, que nous ne répéterons pas. Le comité a bien du mal à pointer les arrivées de cette floppée d’énervés entremêlés. Il faudra même interroger tout le monde ensuite pour bien vérifier l’ordre. Votre serviteur a été fair-play et courtois aux abords de cette bouée, ignorant que l’arrivée se jouait quelques mètres plus loin. Sinon il aurait peut-être ; quoique.
Vers 13h30, le vent a tourné. Des changements de parcours sont tentés par un comité toujours attentif, et puis vers 14h30, la fin des courses est décidée.
Certains s’attardent un peu sur le plan d’eau pour en profiter encore un peu.
La ruche bourdonne sur le parking et dans l’enceinte du club. Certains partent tôt, d’autres restent et remballent tranquillement leur marchandise.
La proclamation des résultats est un bon moment convivial. Hommage bien amical à Philippe, dont c’était la dernière régate en tant que président du comité, et remise des résultats. Chacun reçoit un petit pot de rillettes ; à mettre dans une trappe de l’Europe pour le casse-croûte lors de la prochaine régate. Les champions sont acclamés, les autres aussi d’ailleurs.
Emmanuelle n’a pas réussi à rattraper son absence aux courses du samedi. Alice a mis son grand talent en marche ce dimanche et arrive à être assez bien classée pour une absente du samedi. Votre serviteur s’en tire assez bien cette fois-ci.
Merci à l’équipe de La Flèche qui organise chaque année cette belle régate avec dévouement et compétence. Rendez-vous sans faute l’année prochaine.
Bilan chiffré par le navigateur à sa table à cartes : 12 milles parcourus le samedi à 3 nœuds de moyenne, avec une vitesse max de 9,7 nœuds. Et 13 milles parcourus dimanche à 2 nœuds de moyenne, avec une vitesse max de 8 nœuds. Et si j’en crois la tête de ma girouette, la profondeur du lac est de l’ordre de 5m au milieu.
De notre envoyé spécial Éric, en léger différé de Deauville, où se courait la Coupe de l’Île de France à la mer, du 19 au 22 mars.
Réveil aux aurores — oui, même le soleil nous a regardés en mode “vous êtes sûrs ?” — direction Deauville où nous attend notre fier destrier : un J80, petit bateau, gros ego.
On peaufine les préparatifs pendant que notre président part au briefing, probablement pour apprendre des mots compliqués qu’on n’utilisera jamais. Départ vers 9h. Petit détail sympa : les bateaux n’ont pas de moteur. Du coup, on se fait remorquer comme des VIP… ou des colis fragiles, selon le point de vue. Temps magnifique, vent quasi inexistant — parfait pour découvrir le bateau.
Première manche : surmotivés, survoltés, sur… en avance. Résultat : départ un peu trop anticipé → disqualification. Oui, on a gagné… le prix de la précipitation. MAIS (oui, on s’accroche), départ jugé “plutôt bon” — tellement bon qu’on arrive 4-ème à la première marque. Là, on sort le spi asymétrique… enfin, on essaie. Disons que le spi, lui, n’était pas au courant du plan. Résultat : toute la flotte nous double avec élégance pendant qu’on invente une nouvelle discipline : la voile contemporaine improvisée.
Deuxième manche : mêmes conditions, mais cette fois on change de barreur — parce que pourquoi pas redistribuer les responsabilités. Bon départ, manœuvres beaucoup plus propres (le spi commence à coopérer, miracle), et résultat : 12-ème. Oui, on remonte ! Lentement, mais sûrement… enfin surtout lentement.
Au final, une super ambiance, beaucoup de rires, quelques leçons… et un spi qu’on surveillera de près la prochaine fois.
2-ème jour
Le soleil est toujours de la partie, la brise fait la grâce matinée. Trois manches disputées.
3-ème manche Bon départ, bon choix pour le bord de près. Moins bon choix pour le bord de spi, mais ça commence à rentrer. Classement : 15-ème.
4-ème manche Bon départ, choix discutable du bord de près à suivre, manœuvres du spi correctes pour finir 10ème.
5-ème manche Départ moyen et sans vitesse, bonne gestion du spi, sauf l’affalage qui nous fait perdre 1 place. Classement : 15ème.
Encore une très belle journée
3-ème et malheureusement dernière journée
Du brouillard pour arriver sur Deauville, mais finalement le soleil nous attend au port. On peaufine encore les réglages et départ en file indienne pour sortir du port. On part pour trois manches.
Pour rejoindre la zone de course on en profite pour vérifier que notre spi est bien gréé, ça s’annonce bien et subitement le point de drisse lâche et spi à l’eau (remonté à bord vite fait par l’équipage). Constat : la drisse est dans le mât, donc trois manches sans spi. Niveau difficulté : « hard mode » activé.
6-ème manche Bon départ, bon bord de près, 4 rappels individuels annoncés pas assez tardivement à notre goût. On aborde la descente sous spi sans spi, mais finalement on trace une bonne route en maintenant notre position. Toujours une bonne remontée au près sur le second tour, descente sans spi bien maîtrisée. Classement : 10ème.
7-ème manche Procédure de départ sous pavillon U (si au-dessus de la ligne, disqualifié). On change de barreur, bon départ bon bord de près, sous spi, avec notre handicap, on voit les bateaux s’éloigner doucement mais sûrement. Arrivé à la porte sous le vent, une discussion tactique s’engage et on décide de prendre la bouée tribord, bonne décision, on revient pleine balle sur la ligne d’arrivée, malgré des intimidations de « tribord » on passe proprement la ligne (commentaire du jury, on est vraiment passé près du bateau jury) et cette manœuvre inspirée nous fait gagner 6 places.
Là, c’est clairement du génie. Ou du hasard bien exécuté. Classement : 10-ème.
8-ème et dernière manche
Le vent monte, il va y avoir du sport pour ceux qui ont le spi.
Mauvais départ, on se dégage et on fait marcher le bateau, on fait notre chemin dans le « dog leg » et on aborde le bord de spi, on est spectateur de belles accélérations et sur le dernier bord on manœuvre moyennement, mais on arrive à garder un bateau derrière nous. Finalement avec les disqualifications on termine 11-ème.
Finalement sans spi cela a été notre plus belle journée, qu’aurait-elle été avec le spi, on ne le saura jamais………
Comme quoi, moins on a de matériel, mieux on s’en sort. Prochaine régate : on enlève la grand-voile ?
Au final malgré cette très belle journée on termine 16-ème, mais quelle belle découverte du J80 et très belle régate, bien organisée et jury très compétent.
Et un spi qui, lui, a clairement passé un meilleur week-end que nous.
Éric Joye Représentant l’équipage composé aussi de Susan, Jérôme, Philippe et Gwénolé.