Compte rendu Coupe de la Ligue Habitables et Descente de la Seine – 20 et 21 juin 2026

La chaleur est un terme qui convient bien au YCP. Club chaleureux s’il en est, cette année elle a même fait fondre un certain nombre de concurrents.

Par 35°C annoncés, ce sont seulement 6 équipages d’habitables qui ont entamé cette Coupe de la Ligue le samedi 20 juin.

6 équipages du Pecq à bord de 4 Cap Corse et 2 Corsaire. D’autres, et on les absout bien évidemment, ont préféré aller courir les icebergs sur des mers plus adaptées. Seuls les autochtones du Pecq sont acclimatés aux rudesses de cette latitude.

Une brocante improvisée sur le quai est l’occasion pour un équipage qui ne manque pas d’ambition de s’alléger jusqu’au minimum admis par la jauge du Cap Corse, dans l’espoir de doubler tout le monde. L’équipage étant très léger en poids et très lourd en expérience, ce déballage n’était pas vraiment nécessaire.

Pour être exacts, précisons qu’une régate de Canetons a précédé la Coupe de la Ligue. Une belle flotte dont nous précisons que nous préférons largement ses manœuvres dans la Seine que sur notre quai. Le Caneton, ancêtre du 5O5, se pratique en flotte compacte. Il arbore toujours un numéro règlementaire ; les habitués de la Tour d’Argent confirmeront. Revenons à nos moutons, même s’ils étaient absents de la surface de l’eau.

La première course est lancée sous un soleil de feu mais avec un petit vent qui fait parfois bien giter les concurrents.

Départ dans le sens du courant, donc au portant, selon des instructions de course adaptées (à on ne sait trop quoi, complétez selon votre imagination).

Cédric et Felix s’emparent de la tête de course sans ménagement. Tels des gladiateurs, ils effectuent une volte devant leur public juste avant de franchir la ligne d’arrivée.

La deuxième course confirme les positions. Les 2 Corsaire de notre joyeuse bande de jeunes sont équipés de chapeaux à ventilation pour éviter les canicules, dont il faut préciser qu’elles ne nous emballent pas.

Une galerie de 25 photos d’ambiance de Coupe de Ligue

De bonnes risées font giter et oublier la température ambiante.

Les Corsaire arborent aussi de magnifiques spis que le vent mollissant daigne gonfler de temps en temps.

Un bateau venant du Sud et arborant les couleurs du Pays Basque, est-ce une invasion d’un groupe autonomiste régional ? Mais non, voyons, c’est Katilou de ce bon Adrien.

Le comité, sous la direction de Marc Le Chalony, grille à feu doux dans la vigie, et le jury sur l’eau, Christian Chapelin, et ses assesseurs corsairistes veillent à ce que le fair-play et l’application des règles de course soient respectés.

Les corsairistes au grand complet finissent par un bain dans la Seine, bien mérité et agréablement rafraichissant, surveillés par Xavier sur son canot de sécurité.

La journée se termine par le dîner des équipages et la fête du YCP, rassemblant les concurrents, les membres, les familles, les amis,

ainsi que Serge-Charlie et ses drôles de dames. Nous avons aussi un groupe de musiciens qui met le feu à la piste de danse du YCP.

Est-ce le président Jérôme qui pousse la chansonnette ?

Les grillades coulent à flot et les boissons sont à point. Certains équipages, assez habitués de la chose, ne connaîtront qu’une très courte nuit.

Dominique dort dans son Maraudeur qui est à quai, en espérant être la première sur la ligne demain matin (prédiction douteuse).

Merci Fred pour cette photo !

Dimanche matin, c’est la deuxième journée pour les habitables, mais c’est l’épreuve annuelle rituelle pour les dériveurs et quillards de La Descente de la Seine, épreuve qui remonterait aux temps des premiers colons qui se sont installés sur les rives du « Pescque », dans des cabanes bambous dont il reste quelques traces.

Il fait déjà chaud le matin. Les augures ont prévu une poussée de fièvre à 38°C, qui se soigne par des bains frais réguliers. Chacun a prévu de remplir sa baignoire bateau avec un petit fond d’eau rafraichissante.

Pierre Dac disait : « les jours où il fait 38°C à l’ombre, personne ne vous force à aller vous mettre à l’ombre ».

Nos amis du CVBS de Montesson et de SNF de La Frette arrivent par le train de bateaux du petit matin.

Après une conférence donnée par les autorités, Marc pour le comité, Christian pour le jury, qui rappelle à bon entendeur les règles du savoir-vivre en régate,

le mot du président du YCP, les consignes de l’équipe FFSS de sauveteurs, nous prenons la mer et notre courage à bras le corps.

Regardez bien ce 470 de Bernard. Une fois le départ donné, on ne le verra plus longtemps ; il sera loin devant, occupé dans des virements « bascules » parfaits, toujours là où la moindre risée se situe, donnant une magistrale leçon aux autres barreurs.

La Seine est une mer d’huile dans laquelle on aurait pu faire cuire des frites ce dimanche.

Dans un ballet de pavillons virevoltants, Marc envoie les départs des habitables, puis des quillards, puis des dériveurs.

Le début est laborieux car le vent n’a pas pris le départ. Puis il fait une modeste apparition après le pont du RER, fait trois petits tours qui nous font passer du près au vent arrière quelques instants.

Et puis finalement, chacun choisit l’allure (réglage de voile en fonction de la direction du vent) qu’il veut car en l’absence de vent, on peut décider librement de sa direction.

La longue route, si vous permettez cette allusion à Bernard Moitessier, ponctuée d’arrosages à grands coups d’écopes pour se rafraîchir, nous mènera en 2h pour les plus rapides et 3h pour les oubliés du vent au CVBS à Montesson où nous faisons la pause traditionnelle.

Le comité voit terminer le 470 que les autres dériveurs ont perdu de vue depuis belle lurette.

L’année dernière, tout le monde était arrivé en un peloton groupé qui avait donné bien du mal au comité pour démêler les concurrents. Cette année, c’est un long étalage régulier qui laisse rôtir le comité en plein soleil pendant un temps fou.

Vers 15h, le dernier est arrivé. La sagesse des ans et le bon sens météorologique poussent notre comité à décider que tout le monde est cuit à point et que la régate doit se terminer ici à Montesson ; qu’il serait donc déraisonnable, en l’absence de vent, de s’en aller portés par le courant au terme du voyage jusqu’à La Frette.

Après de savants calculs dont la FFV a le secret, les résultats sont disponibles, cependant que les concurrents se restaurent au buffet offert par le CVBS sous un hangar accueillant, à l’ombre… où il fait toujours la température de fusion du saucisson et du pâté.

Résultats Habitables

Résultats de La Coupe de la Ligue sur 2 jours et de La Descente de la Seine / Trophée Marcel Guillot :

Résultats Quillards

de la Descente de la Seine :

Résultats des Dériveurs

de La Descente de la Seine

Un petit reproche à faire à SCORE de la FFV : dans cette liste, la Caravelle se retrouve au bas de la liste alors que son équipage était présent et a pris sa part de rôtissage. Même si une panne de vent l’a obligée à se faire remorquer, elle aurait bien eu sa place, sur l’ordre d’affichage au moins, après le 470 d’Irinah et Roberto. Prime à la présence, non ?

Et après les résultats…

Est-ce ici une fortune de mer d’un concurrent qui a démâté ? On le dirait bien.

Non, non, c’est le vainqueur de l’année prochaine. Il est tout simplement de retour au pays en remorque derrière l’embarcation de sécurité de Xavier.

Que dire au terme de ces 2 journées d’actualités brûlantes et de fournaise épique ?

Un grand merci 🙂 aux organisateurs et aux bénévoles des 3 clubs dont on ne mesure pas l’immense implication, à notre super duo Marc et Christian pour le comité et le jury, aux amis des 3 clubs qui nous ont accompagnés dans leur bateaux de sécurité, à l’impressionnante délégation FFSS de sauveteurs (auprès de qui votre serviteur s’est dévoué pour faire soigner une belle écorchure), à Jacqueline du CDV qui est venue pour les courses du samedi, aux photographes (Iwona, Serge, les amis du CVBS, un autre qui m’est proche), aux concurrents qui ont eu le courage d’affronter cette chaleur, et aux autres qui s’étaient inscrits et qui, nous le comprenons parfaitement, ont considéré qu’il valait mieux rester au chaud plutôt qu’au brûlant. Dans l’histoire de la Descente de la Seine, on me dit que c’est la première fois qu’on ne termine pas à La Frette. Qu’à cela ne tienne, donnons-nous rendez-vous l’année prochaine pour terminer le parcours comme il se doit selon la tradition.

Compte rendu régate – National Maraudeur – 23 au 25 mai 2026

National Maraudeur à La Chapelle-Sur-Erdre

par notre envoyé spécial et vice président Philippe Jeanjean

On ne peut pas dire que la nature du club de l’Ancre à La Chapelle-Sur-Erdre ne soit pas des plus engageante.


L’accueil du Président de l’A.N.C.R.E, du Président de l’AS Maraudeur et bien évidemment de tous les bénévoles est du même acabit que le décor, superbe et chaleureux.


Belle après midi, bien chaude, frisant le sauna nautique de ce premier jour qui nous a quand même permis de faire 3 belles manches peu ventées mais bien sympathiques.


Que des Maraudeurs ! Bizarre pour un National Maraudeurs !
15 bateaux au départ. Nous aurions dû être une vingtaine, mais pas mal de désistement au dernier moment. Peu nous importe.

3 manches courues, avec classements 4ème, 8ème, 6ème,

et finalement 6ème au général provisoire de ce samedi pour votre serviteur et Notre excellent Chef de base et barreur Christophe dans un vrai carrosse.


Dimanche, raid de La Chapelle-Sur-Erdre jusqu’au charmant petit port de Sucé, navigation dans les méandres de l’Erdre. Aujourd’hui, dimanche, changement de régime, vents soutenus et de belles claques. La remontée vers Sucé ne nous a pris qu’une heure quinze.


Arrêt pique-nique préparé par les organisateurs, pendant 1h30, à l’ombre des platanes, ombre bienfaisante avec ces 32 degrés.


Retour au club comptant pour la deuxième manche de la journée. Vent arrière, travers, près, nous avons eu droit à tout le panel et ce, sur ces 100m de large et 5/6 km de long.
Aussitôt franchi la ligne, c’est reparti pour 2 courses qui vont clore cette excellente journée.


Carosse et son équipage se classent 7ème au général à 2 petits points du 6ème …Mais nous n’avons pas dit notre dernier mot.
La suite demain lundi pour peut-être 2 manches avant de plier bagages.




Et aujourd’hui, c’est lundi.
Et pas du tout ce qui était prévu, ni par la météo, ni par le Comité de course.


Comme m’a glissé le Juge du Comité «ce matin, c’est 0 nœud mollissant vers l’ouest ». Les Belges ne manquent pas d’humour.


Mais avec un peu de patience, le vent a daigné monter jusqu’à l’impressionnante vitesse de 2,5/3 kts.


Le départ est donné sur un petit parcours, raccourci lui-même au bout d’une demi-heure . Nous avons donc tourné autour de 2 bouées !


Ces 3 belles journées se sont terminées par le traditionnel pot de remise des prix.


Un remerciement tout particulier à la Famille Boutin pour l’organisation, la préparation du dîner des équipages du dimanche soir et bravo pour le far breton préparé avec amour par Jacques, président de l’AS Maraudeur. Nous savons combien il faut déployer d’énergie dans ce genre d’organisation.
Un grand merci à tous les bénévoles de l’AS et du club de l’Ancre, sans oublier bien évidemment de remercier chaleureusement notre arbitre Jean-Philippe COENEN et Philippe GODEAU Juge qui ont mené de main de maîtres, avec compétence et bonne humeur, cette belle édition du National Maraudeur 2026.

Philippe Jeanjean

Compte rendu régate – CAP 2026 – 8 au 16 mai 2026

De notre envoyé spécial, en bonne place, Éric Joye

CAP 2026 – Le Crouesty

Solowskaia et Ty-Champ arrivent sur zone le 08 Mai, précédé de Satanas, Artaban, Gepeto et Mektoub .

Mise à l’eau le 09 Mai, matage tranquille.

Dimanche 10 Mai, le vent souffle gentiment, le ciel est gris, les nuages bas, la pluie pas loin et deux bateaux dont Ty-Champ décident d’aller faire des ronds dans l’eau en baie de Quiberon, Ty-Champ ira jusque devant Houat endroit où le vent a décidé de forcir un peu, de la gite du rappel efficace pour finalement rentrer au Crouesty (en ayant un moment pensé à passer la nuit à Houat), l’autre bateau dont 3 équipiers sont des chiens a été très remarqué.

Lundi 11 Mai, le vent moins fort que la veille, le soleil se montre et la décision collégiale est de remonter jusqu’au port de Saint Goustan (Auray). Une flotte de 6 bateaux rentre dans le golfe du Morbihan sauf Artaban qui rencontre un problème de génois.

La flotille remonte la rivière d’Auray au près, parsemée de mouillages où il n’est pas facile de trouver sa route, Ty-Champ part en éclaireur (Phylann sur problème de moteur rentre au Crouesty). Ty-Champ décide de s’arrêter au charmant port du Bono (croyant être arrivé à bon port). Une fois l’erreur comprise, Ty-Champ reprend la rivière, mais l’endroit est sournois et la vase traite, lors d’un virement un peu proche de la berge, le bateau s’immobilise et fort de constater que la vase est collante et qu’elle aime notre dérive (Il semble que Gepeto ai connu la même mésaventure). Au bout du compte tout le monde arrive à Saint Goustan. Une petite pose et il est temps de faire demi tour et de rentrer au Crouesty avec la marée et le vent dans la dos, très belle balade.

Mardi 12 Mai

Les bateaux arrivent au fur et à mesure, dont Poussah.

La météo toujours clémente avec encore un peu de vent, il est décidé d’aller vers Arradon (au fond du golfe).

La flotille sort du port et entre de nouveau dans le golfe, après deux jours sur Ty-Champ, nous avons décidé de sortir Solowskaia avec un équipage composé de Cédric, Jérôme et Eric. Bien nous en à pris, arrivé au niveau de la Jument après être passé près de Er-Lannic (qui possède deux enceintes de Cromlech) avec vue sur le tumulus de Gravinis, dans une risée, les trois gaillards au rappel, un hauban sans doute fatigué a décidé de rompre sous la charge et le mât avec ses voiles décide d’aller à l’eau. Plus question d’aller au fond du golfe, on remonte, voiles et mât sur le bateau, on met le moteur en route (lui même une acquisition récente suite à l’escapade du petit Japonais) et en route vers le Crouesty, mais à contre courant, le valeureux 2,5 ch s’échauffe et refuse de repasser la jument. On arrive à mouiller, on range les voiles, on assure le mât, Jérôme inspecte le moteur, bricole. On patiente et à renverse, le moteur redémarre et rentre tranquillement au port.

Le reste de la flotte nous rejoint au Crouesty.

Mercredi 13 Mai

Les conditions météo (19 nds et des rafales à 30 nds) ne permettent pas aux Cap-Corse de prendre la mer. Ce sera une journée bricolage à remater Solowskaia avant qu’il ne devienne Pivertskaia.

Jeudi 14 Mai

Les derniers bateaux (les locaux) arrivent et sont mis à l’eau, se seront 14 Cap-Corse qui vont donc régater à partir de cet après-mdi.

Le vent est toujours présent et l’organisation nous demande si l’on souhaite sortir.

La réponse est évidente, les Cap-Corse trépignent d’impatience et l’ensemble de la flotte part pour un parcours construit, qui sera le seul de la journée.

Les conditions font que certains bateaux rencontrent des problèmes mécaniques, des malades à bord et rentrent au port. Belle bagarre en avant du peloton avec des croisements serrés.

  1. Artaban
  2. Ty-Champ
  3. Filovent

Vendredi 15 Mai

Les conditions météo deviennent plus clémentes (provisoirement) et on part sur un parcours construit.

Sur Ty-Champ quelques problèmes avec la manipulation de spi et Tymousstyco nous passe avant l’avant dernière bouée.

  1. Tymousstyco
  2. Ty-Champ
  3. Pivertskaia

L’organisation relance un parcours construit, qui sera raccourci pour permettre de réaliser un côtier. Pivertskaia est très en verve et remporte cette course.

  1. Pivert
  2. Pénélope
  3. Ola

Au moment de lancer le côtier, le vent monte et la flotte part pour faire le tour de l’ile de Mehaban, située à l’entrée du Golfe du Morbihan. Avant d’atteindre l’île nous croisons une flotte de vieux gréements dont plusieurs Pen Duick, tous de très beaux bateaux légèrement plus long que nos Cap-Corse. Pivertskaia décide d’aller à la côte et rencontre la grêle, le reste de la flotte plus au large y échappe.

Pen Duick, côtre de régate de 1898 (plan William Fife III), bateau fétiche d’Éric Tabarly, moult fois rénové.

 Artaban passe Ty-Champ qui cherchait la bouée Mehaban sud.

Artaban et Ty-Champ pour différentes raisons ne montent pas le spi, sur le dernier bord, Pénélope et Ola reviennent sur les deux échappés, Ola aura raison de Ty-Champ sur la ligne.

1.Artaban

2.Ola

3. Ty-Champ

A l’arrivée les conditions météo se dégradent, la mer se forme et la flotte affronte des creux de deux mètres environ, alors que les prévisions annonçaient une amélioration (le temps est très variable en Bretagne).

Rentré au port Ty-Champ constate que le vit-mulet de sa bôme est cassé et l’abandon est envisagé. Par acquis de conscience on va chez le fabricant de gréement qui a sauvé Solowskaia et par chance il avait la pièce. La bôme est remise en état, remontée sur le bateau.

Samedi 16 Mai

En sortant du port le vent est faible pour rejoindre la zone de départ.

On part pour un côtier et dès le départ le vent se lève, la flotte s’étire et cette fois les spis sortent, La navigation est plus précise, les bouées pas évidentes à repérer sur l’eau et encore moins le bateau comité pour l’arrivée, beau parcours. Les trois bateaux de tête ne se sont pas lâchés depuis la bouée de dégagement, même si à l’arrivée, l’ordre a un peu changé

  1. Ty-Champ
  2. Tymousstyco
  3. Pénélope

Dernière course de  ce Cap 2026, un parcours construit.

Le vent est toujours soutenu.

Le moment important de cette course sera finalement l’arrivée. 

Il y avait une bouée à virer avant l’arrivée au bateau comité et dans un élan général les bateaux de tête ont oublié cette bouée. Sur Ty-Champ nous n’avions pas monté le spi et le bateau nous précédant n’ayant pas été sifflé (à l’arrivée) nous avons compris notre erreur et sommes immédiatement aller virer la bouée pour revenir vers le bateau comité. Cette erreur a quelque peu modifié l’ordre d’arrivée.

  1. Ty-Champ
  2. Pénélope
  3. Ola

Cette arrivée sera de fait le podium de ce Cap 2026 de très belle facture avec de belles navigations.

1.Ty-Champ

2.Pénélope

3.Ola

Samedi soir remise des prix (3 bateaux Le Jeloux sur le Podium) et repas des équipages autour d’une paella dans une très bonne ambiance.

Malheureusement dimanche Patrick nous apprenait le décès de Jean (son équipier sur Pénélope – 2 ème du Cap 2026) lors de son retour.

Jean faisait partie avec Patrick et Marc de l’équipage dit des «Tontons» qui naviguaient sur Pénélope.

Je reprends les mots de Pierre Formanek :

Voilà un grand capcorsien qui nous quitte en douce. 

Bons souvenirs d’un homme chaleureux qu’il était si agréable de côtoyer sur l’eau comme avec le verre de punch à la main.

Nos condoléances à sa famille, à Patrick, Marc et à Pénélope qui perd l’un de ses fidèles équipiers.

Éric Joye

Compte rendu régate – Coupe Mixte – 9 mai 2026

Samedi 9 mai, la Coupe Mixte du YCP a été courue par un nombre considérable d’équipages tous plus mixtes les uns que les autres. Nombre considérable, si on le met en rapport avec les escapades des uns et des autres au mois de mai, le blocage du détroit d’Ormuz qui a retenu certains concurrents en amont du Pecq et les conditions de température et de pression qui sont fluctuantes en cette période depuis quelques décennies.

Tout a commencé le matin, comme c’est souvent le cas. Les inscrits de la dernière heure sont venus opportunément pour renforcer l’armada. La météo annonçait un vent de 5 – 6 nœuds avec pointes à 15 nœuds. Les pointes sont allées manifestement se planter dans un Saint Sébastien d’occasion car personne ne les a vues sur la Seine.

La direction du vent ? Celle indiquée par cette girouette. C’est une orientation de vent que les spécialistes considèrent comme appropriée et que d’autres préfèrent ne pas commenter. En tous cas, vous voilà fixés et en mesure d’apprécier la suite.

Les 3 quarts des Corsaire du club étaient de sortie. Ici l’équipage de Laureline, barreuse de la journée, entourée de Sébastien, Tristan et Arthur dont elle devra maîtriser les compétences avariées variées.

La capitaine Clara et sa vieille sœur Emma accepteront d’embarquer Felix en 420, sous les yeux de leur maman Julie qui viendra en milieu de journée pour encourager son équipe.

Les instructions de course sont communiquées aux barreuses et tout le monde embarque et prend le premier départ vers le Nord. Sandrine, munie de Christophe, prend rapidement les devants, mais pas loin de virer à la bouée Sud, tous les bateaux la rejoignent en un magnifique peloton solidaire où chacune cherche charitablement à éliminer les autres concurrentes.

Fanny et Coralie se prennent la tête avec Kigliss et prennent la tête de la course. Elles étrennent ce nouveau Cap Corse du club qui nécessite encore quelques petits réglages. En positionnant la barre à gauche, le bateau va… à gauche ! Et mutatis mutandis pour l’autre côté. Si des conducteurs d’automobiles lisent ces lignes, ils auront certainement un sourcil levé. Mais pour nous autres marins, le dieu Neptune a donné des consignes franches et claires à la barre franche : « si tu es placée à gauche, le bateau doit tourner à droite ».

C’est une des nombreuses particularités de notre sport où l’on aime contrarier le sens commun. Quand on appelle bout, garcette ou écoute ce que tout le monde appelle une corde, ou bôme ce qui n’est qu’une matraque oscillant horizontalement, ou dérive une planche qui sert à ne pas dériver, il ne faut s’étonner de rien.

Pour continuer sur les termes marins, nous voyons sur cette photo que Soraya, la barreuse de Katilou est en train d’abattre. Pour un marin, cela ne fait aucun doute et il ne s’inquiète que de voir les voiles continuer de pendouiller lamentablement. Pour le conducteur automobile, Soraya vient d’abattre… son équipier qui gît pitoyablement sur le pont devant le mât. La décontraction apparente de ce marin a pourtant une explication : il a oublié de mettre sa casquette à l’envers, comme le font tous les jeunes. Donc la visière le gêne. Il est donc obligé de se pencher terriblement pour voir la girouette en tête de mât. Il a donc préféré se mettre carrément à l’horizontale pour ne pas se tordre le cou. C’est peine perdue, d’ailleurs, car Katilou n’a pas de girouette en tête de mât.

Les bateaux arrivent en rangs serrés. Du côté des habitables, Fanny & Coralie sont devant Sandrine & Christophe. Pour les dériveurs arrivés à quelques secondes, ce sont les temps compensés qui font la différence : La Caravelle de Sylvie & Hubert est première, suivi d’Elena en Laser Radial et Clara, Emma & Felix en 420.

Mêmes conditions pour la 2ème course, avec un petit vent, ou pas, selon les moments.

Votre serviteur, aux manettes de la vigie et du chronomètre, reçoit la visite d’une petite mésange, vraiment minuscule. Elle piaille à tue-tête. J’ai presque peur que les concurrents ne croient à un rappel général ou autre annonce désagréable. Le petit intrus comprenant que je ne suis pas un asticot appétissant, va tonitruer ailleurs.

Elena fait une course magnifique, puisqu’elle termine 10 minutes avant Sylvie & Hubert. Pareil côté habitables où Sandrine & Christophe terminent 17 minutes devant Sagre.

Pour cette course, le calcul des temps compensés peut aller pointer au chômage.

L’heure du pique-nique a sonné. De jeunes équipières rejoignent les corsairistes ? Nenni, elles ne sont là que pour la bonne humeur des équipages de Soraya et Laureline. À propos, rappelons que Soraya a la manie de porter son gilet de sauvetage en déjeunant. Nous l’avions déjà remarqué en septembre. La saison n’y est pour rien. Elle craint pour sa vie. C’est humain. Nous ne la changerons pas.

Ça creuse de se battre contre des moulins à pas de vent. Sandouiches, pâté, camembert, le repas des sportifs reste équilibré.

Les courses reprennent à 14h. Sagre, le très élégant bateau du capitaine de flotte des Corsaire du YCP, est régulièrement 2ème. Où est son équipière règlementaire pour cette coupe mixte ? La discrète Marie-Françoise sera peut-être plus visible sur une autre photo.

Sandrine et Christophe terminent la 3ème course à une cadence infernale, suivis ensuite par Sagre et Zhik d’Elena qui arrivent à une seconde d’écart.

Fanny et Coralie renoncent à faire entendre raison à Kigliss et regagnent la terre ferme…

où veille Carlette, paisible surveillante des régates.

À bord de Katilou, on cherche la risée. Adrien aide Soraya, la casquette en position ad-hoc pour le scrutage des girouettes… des autres bateaux, qui sont malheureusement un peu loin.

Sur le 420, Clara a mis sa sœur à l’eau en début d’après-midi. Elle est donc seule maîtresse à bord. Son moussaillon règle attentivement le foc pour ne pas perdre de terrain aqueux.

Ptit Loup remonte dans le classement. Laureline n’en croit pas ses yeux. D’ailleurs elle barre en se masquant complètement la vue, comme on le voit ici. C’est une technique novatrice. Mais après-tout, comment font les marins dans la nuit ? Sébastien est vieux-jeu ; il préfère regarder devant.

Le ballet sur l’eau, apparemment désordonné obéit pourtant aux dures lois de la navigation fluviale : certains remontent quand d’autres descendent. Et parfois c’est l’inverse. Entre la Caravelle de Sylvie – Hubert et le Laser d’Elena, c’est une lutte sans merci. Elles ont autant de points. La dernière course sera décisive.

Le vent ayant tourné (regardez donc la girouette en photo au début, mais dans l’autre sens), le parcours part désormais vers le Sud. On remonte au vent arrière au lieu d’empanner au près, si vous voyez ce que je veux dire. Le conducteur automobiliste ne peut pas comprendre ce que je viens d’écrire. C’est le fameux humour marin, qui laisse de glace les aviateurs et les automobilistes.

Clara garde le cap. Elle n’a pas besoin de se masquer la vue comme sa concurrente Laureline.

Au terme de la 4ème course d’une vingtaine de minutes, les dériveurs arrivent tous dans une fourchette (à 3 dents) de 30 secondes. Hubert, qui est un fin calculateur, a bien compris ce que cela signifiait. Nous allons voir ça. Elena doit se dire que son énorme avance dans les 2ème et 3ème courses ne va pas y faire grand-chose.

Dans les cockpits des habitables, on s’agite et on trépigne. Quelques belles risées font giter Carosse et c’est à vive allure que Sandrine et Christophe franchissent leur dernière ligne d’arrivée. Nous allons voir ce que cela signifie, mais… c’est tout vu.

Après dégréage rapide, le vice-président va célébrer la cérémonie officielle des résultats dans la salle de réception de la pelouse devant le hangar. Avant d’aller plus loin, remercions chaleureusement Philippe qui a passé sa journée à assurer la sécurité de la régate, dans son canot’ à moteur, sous un soleil dardant de tous ses rayons sur sa belle casquette YCP. Il a bien protégé notre armada des assauts de 5 ou 6 péniches belliqueuses.

Ce vice-président, expert en sécurité sur l’eau, nous a dégoté, en guise de prix, des livres parfaitement en accord avec le thème de notre « Coupe Mixte » du jour : Des affiches et photos de la Compagnie de Navigation Mixte. Quel esprit d’à-propos mûrement réfléchi. Certains, qui ont parcouru l’ouvrage dans la soirée, ont trouvé que c’était un joli petit présent.

Le comité de course remet sa médaille au capitaine Clara et à son moussaillon, sans oublier Emma, la grande sœur du matin.

D’ailleurs, Voici les résultats. Ce sont désormais les résultats définitifs de la FFV, sur son serveur cybernétique SCORE (article mis à jour le 26/5 avec les résultats définitifs qui comportent une petite différence pour la 3ème place des habitables).

Classement Dériveurs

🥇 Sylvie Pierrot et Hubert Tremsal, Caravelle,
🥈 Elena Berrocal–Drouard, ILCA 6 (Laser radial) « ZHIK », même nombre de points, départagée seulement par la dernière course.
🥉 Clara, Emma et Felix Papier, 420 « Le Bleu Infini »

Classement Habitables


🥇 Sandrine Thibierge et Christophe Parent, Maraudeur Carosse,
🥈 Marie-Françoise (François-Marie Lelay) et Serge Montet, Corsaire Sagre,
🥉 Fanny Guezennec et Coralie Grzeczkowicz sur le Cap Corse Kigliss II,

et bravo à Laureline Tillier, Sébastien Pelletier et Tristan Garri, Corsaire Ptit Loup, à Soraya Bourgeois, Adrien Lomba et Arthur Papereux sur le Corsaire Katilou.

Photo des vainqueuses et de leurs compères mixtes.

Photo de tous les participants de la journée.

Nous avons eu la visite de Pierre et Frédérique, mais aussi de notre grand ami Élie qui est venu de sa province très lointaine pour saluer ses fidèles amis du YCP. Il était accompagné de Johanna, qui a fait de nombreux travaux de tauds et bâches pour les bateaux du YCP. Le président étant parti avec la clé du bar, nous n’avons pas pu sabrer le champagne comme nous l’aurions souhaité. Ce vœux pieux d’une bande d’assoiffés n’est donc que partie remise.

Notre prochaine régate sera la Coupe de la Ligue habitables et la Descente de la Seine les 20 et 21 Juin. Préparez-vous !

Votre dévoué Guillaume, pour l’occasion comité de course de cette Coupe Mixte.

Compte rendu régate – Trophée Alain de Poix – 11 avril 2026

Si Victor « Totor » Hugo a écrit Les Quatre Vents de l’Esprit, c’est au Pecq ce samedi que soufflaient ces quatre diablotins. Pour notre régate du Trophée Alain de Poix, un vent d’Ouest substantiel était annoncé. Vent d’Ouest est synonyme d’une grande instabilité politique où les girouettes fomentent des révolutions permanentes. Nous n’avons pas été déçus. Voici comment, voici où, voici pourquoi.

Cette photo mise en tête est une sorte de divulgâchage. N’en écrivons pas plus pour l’instant. Chaque chose à sa place.

Tout le monde grée et se prépare au gré d’une matinée paisible avec un vent faible de Sud. Le comité composé de Russ et de sa fille Maya s’installe à la vigie. C’est Maya qui sera l’instrumentiste en chef pour les « Pouet, Pouet ! » qui vont rythmer la journée.

Russ maniera l’appareil photo pendant les courses, en mitraillant comme un possédé, comme votre serviteur le lui avait demandé. Ce qui donne un tas de 300 photos que nous vous épargnons ici ; elles sont disponibles en privé. 
C’est Nicolas qui va positionner 3 bouées aux points névralgiques et cardinaux de notre plan d’eau complexe.

J’ai commencé en évoquant Hugo. Alors, précisons que nous avions la visite d’un autre jeune Hugo, étudiant en photographie, qui venait pour tirer le portrait de notre illustre moniteur Xavier et préparer une série de photos sur le thème du métier de moniteur de voile. Il en a profité pour saisir quelques portraits de régatiers en plein effort de l’esprit et de l’écoute. Ici Felix est en train de regarder les réglages de David et d’essayer d’en tirer des conclusions.

La fine fleur de la marquèterie du club est de sortie. C’est habituel pour Emmanuelle, mais il faut saluer aujourd’hui la première sortie de l’année du Sagre de Serge, capitaine de la flotte des Corsaire du club, qui barre, selon les connaisseurs, l’un des plus beaux bateaux du club.

Le bouchain vif et l’œil aux aguets, il est secondé par François-Marie, le propre neveu d’Alain de Poix dont nous courons le Trophée aujourd’hui. François-Marie est de retour de sa transatlantique. Il va plus virer de bord aujourd’hui que durant tous les mois de son périple ; notre Seine étant un peu moins large que l’Atlantique.
En matière de ballet nautique, cette sortie du Sagre du printemps est un événement qui aurait impressionné Igor Stravinsky.

À propos d’expérience et de marine mémorable, remarquons aussi l’équipage de la Caravelle de Hubert, barrée par Sylvie la moitié du temps. Une Caravelle arborant des voiles immaculées que le bon Christophe Colomb aurait bien aimé ferler sur ses vergues. Sous la risée vigoureuse, nous avons failli voir la Caravelle planer. En tout cas, son safran a bien frétillé et sont équipage s’est régalé.

Deux courses le matin, avec un vent léger assez tournoyant, passant du Sud à l’Ouest.

Les Europe s’imposent, collés par David en Laser.

Ty Champ n’est jamais bien loin. Et son compère Poussah non plus. Cédric coure le matin, seul à bord, en menant avec brio son Solowskaia attitré.

Alice ne s’incline que pour la première course. Et maintenant qu’elle a compris le régime des courants de la rive Ouest, on ne l’y reprendra plus à trainer dans ces eaux maudites dans les moments pétoliers.

Pour les courses de l’après-midi, le vent monte et il y a parfois de sérieuses risées. Ça tournicote fermement. Russ et Maya donnent les départs avec une précision suisse, ce qui semble un peu original pour nos britanniques préférés. Nicolas doit ferrailler avec les péniches qui ne respectent rien ; et je pense particulièrement à la bouée Nord-ouest qui se retrouve emboutée par une indélicate péniche. Les voiliers attendent en bon ordre de pouvoir y virer. Ce n’est pas rien d’être régatier de Seine !

Le vent monte. Non pas Quatre Vents de l’Esprit mais quatre vents dans les haubans. Nous autres ne confondons pas esprits et espars. Laissons le bon Victor nous décrire ce qui se passe dans notre régate :
L’arbre se tord sur la côte ;
Le flot s’acharne au récif ;
Une clameur triste et haute
Avertit l’homme pensif ;
L’écume roule, avalanche ;
La lame féroce et blanche
Luit comme l’yatagan ;
La terre sanglote et souffre,
Livrée aux baisers du gouffre,
Au viol de l’ouragan.
C’est fort mais mais notre grand poète exagère un peu, ce me semble. C’était une bonne régate vigoureuse, mais il en fait un peu trop, notre coquin du Panthéon.

Lors de la cinquième course, le vent est monté au point que l’embarcation européenne de votre serviteur dessale et que tous les photographes de la contrée n’en ratent pas une goutte. Un vent instable avec des pointes à 15 ou 20 nœuds, c’est assez fatiguant. Nous terminons donc la régate par cette dernière course.

David, Antoine et mézigue restent pour profiter des bonnes risées. Cela donne quelques bords sympathiques.

Lors du retour, et je relate par ouï-dire car je n’ai rien vu, notre ami Antoine se lance dans un dessalage avec vol plané du barreur. Il paraît que la scène en Seine valait le détour.

Le président et le comité de course Russ & Maya rentrent les temps, ce qui est toujours un beau petit travail, et les résultats sont annoncés par le président Jérôme.

Résultats des dériveurs

Photo du podium des dériveurs (version in corpore sano)

Photo du podium des dériveurs (version in situ et in sequana véritas), dans le bon ordre de gauche à droite, qui plus est.

Résultats des habitables

Pour les habitables, le Trophée Alain de Poix est remis à Éric par François-Marie, le neveu d’Alain de Poix.

Ce n’est pas la première fois qu’Éric va l’héberger (le trophée, pas le neveu), mais c’est la première fois pour son Ty Champ en bois flambant neuf. Non, il ne faut pas dire flambant pour un meuble en bois ; c’est une mauvaise idée. Meuble ? Oui, il est particulièrement mobile, ce Ty Champ.

Il nous reste à remercier chaleureusement le comité Russ & Maya, et Nicolas à la sécurité, qui ont accepté de passer la journée à s’occuper de cette régate plutôt qu’à venir concourir avec nous. Geste nécessaire, certes, mais dont nous leur sommes très reconnaissants.
 
Un petit cidre conclut cette journée.

Au courbaturomètre le lendemain, cette régate est classée dans la catégorie supérieure. Il faut croire que les incessants virements de bord sur notre bien étroit fleuve et la tension permanente qu’impose un vent tournoyant ne ménagent pas les muscles. Nous voyons sur ce tracé d’un concurrent qui m’est proche, que le parcours du bateau manque un peu de cohérence.
 
Donnons-nous rendez-vous à la prochaine, le 1er mai, fête du travail, surtout pour les Travailleurs de la Mer, pour finir sur « Totor ».