Compte rendu régate – Coupe de l’école de voile – 1er mai 2026

Sustine et abstine ! (Supporte et abstiens-toi). C’est la devise des stoïciens, attribuée à Épictète, un fameux régatier Grec qui s’y connaissait en petit temps. Ce qui veut dire qu’il faut prendre son mal en patience et s’accommoder du temps qu’il fait. C’est parce qu’il avait connu, dans les Cyclades, des conditions de régates comme celles de notre 1er mai, que ce célèbre Épictète l’est devenu.

Où l’on voit ici le jeune Joona tenir tête au vénérable équipage de Pomalo, Bruno à la barre et Pierre au génois et à la navigation au sextant.

Tout a commencé par le réveil mis aux aurores en ce jour du 1er mai pour se mettre en costume afin d’aller manifester sur la Seine dans le cortège de régate rituel en ce jour.

Les bateaux sont gréés sans oublier le brin de muguet, dont on verra s’il porte chance à ceux qui l’arborent.

Le comité de course constitué des meilleurs Noureddine du club au grand complet, canalise les ardeurs des coureurs qui s’élancent aussi vite que possible vers la première bouée. Un petit vent irrégulier, plutôt d’Est, permet d’avancer par sauts de puces à chaque risée.

Le peloton, pour l’instant bien groupé, avance cahin-caha, les uns au près, les autres au vent arrière selon les goûts de chacun.

Devant ce manque de rigueur, Xavier, qui assure la sécurité s’en arrache la chemise. Xavier assure aussi la direction sportive du jeune Joona qui aura Xavier pour lui tout seul la plupart du temps.

Les orages prévus, les rafales à 20 nœuds annoncées sont restés sur l’axe République – Bastille dans le cortège qui ne défilera pas au Pecq en ce 1er mai.

Aujourd’hui, nous célébrons la première sortie en régate du Corsaire de Thierry. Cet illustre bateau vert en bois, et non pas en bois vert, fût jadis retapé par un prestigieux membre du club. Il reprend du service avec un nouveau jeu de voiles. Thierry est secondé par 2 équipiers : son fils Antoine et notre énergique Coralie, qui a laissé tomber son X4 rouge fétiche (Nicolas a ramassé le fétiche en ce 1er mai). Sur cette photo, nous voyons Coralie désigner à son capitaine la prochaine victime de leur passage au vent. Il y a fort à parier que ce soit le Maraudeur de Christophe et Philippe.

La 2ème course démarre sous un vent toujours bien faible.

Du côté dériveurs, la lutte est acharnée entre Nicolas (X4), David (Laser) et mézigue (Europe).

Du côté habitables, ce sont Solowskaia (Cédric) et Carosse qui bataillent ferme. Ils sont suivis régulièrement par Pomalo et le Corsaire de Thierry, l’un rouge à bâbord et l’autre vert à tribord comme la convention l’exige. Coralie a quitté sa position vautrée sur la plage avant pour regagner le cockpit au cœur des opérations.

Pierre, en plein chantier de rénovation de son Bois d’Ardeau, a embarqué avec Bruno sur Pomalo, dont on peut admirer sur cette photo la magnifique barre fabriquée par cet orfèvre de Bruno.

Après 2 courses longues et épuisantes pour les nerfs, l’heure a sonné pour le réconfort d’un repas en une grande tablée. Photo prise par Noureddine, comme d’ailleurs toutes les photos de ce reportage. Merci à lui. Sans ces photos, on pourrait douter de tout (Épictète ? Non René Descartes !).

Les affaires reprennent vers 14h20. Le vent tourne et baisse progressivement, mais avec une risée de temps en temps pour nous réveiller de la sieste.

Sous le vent de Joona, seul capitaine de son Équipe, Adrien est secondé par son père Vincent, et soutenu aussi par sa mère Florence qui reste prudemment à bonne distance du bateau. Adrien remporte largement le prix du stoïcisme dans la bonne humeur au cours de cette régate. Le vent n’est clairement jamais où il se trouve.

Xavier a remis sa chemise de lieutenant de la sécurité. Le petit temps nous donne l’occasion de faire la conversation avec lui sur l’eau. Ici, je suis monté en tête de mât pour orienter la girouette dans le sens qui me convient, et Xavier semble incrédule sur les chances de succès de cette opération.

Bonne humeur et entraide maritime dans les fins de course. Est-ce Joona qui empêche Katilou de reculer ou Katilou qui remorque l’Équipe de Joona par le travers ? Les experts remarqueront la présence de la bosse de ris et des garcettes sur la grand-voile ; Adrien avait-il envisagé de prendre un ris aujourd’hui ?

À la 3ème course, Carosse est à 30m derrière l’Europe quand celui-ci passe la ligne. Il faudra une vingtaine de minutes seulement pour que les 2 compères franchissent à leur tour la ligne. C’est dire si le courant a été malicieux en ce 1er mai.

Elena agenouillée devant sa dérive est en pleine prière. Sera-t-elle exaucée ? Pas sûr que ce soit pour aujourd’hui. Depuis longtemps, elle veut faire la peau au trio de tête : David, Nicolas et votre serviteur. Cela viendra. Patience ! Elle peut compter sur le soutien sans faille de son équipe à terre. Séverine et Marcelo sont à leur poste sur le quai et veille à sa progression.

Le parcours raccourcis reste assez long à boucler. L’heure de la dernière course a sonné si on ne veut pas y passer la nuit.

On fait risette aux risées quand elles arrivent. Il ne faut pas rater le train. Le coup de trompe donné par Noureddine est enfin le bienvenu. Ces régates par petit temps sont assez fatigantes ; on se tient dans des positions tordues, on change les réglages en permanence. Bord à bord avec Christophe et Philippe je leur disais qu’ils avaient bien de la chance de n’avoir qu’une girouette, car, avec mes 2 girouettes, l’une en tête de mât, l’autre en bas, je ne sais laquelle je dois croire puisque l’angle entre les 2 est souvent de 180°. Heureux les sans girouette, le royaume de la paix est pour eux.

Fin des courses. Où l’on voit notre jeune Joona donner une leçon de X4 au moniteur Xavier en passant, tribord amure, devant Cédric.

Notre vice-président récupère les feuilles de temps. Elles ont failli s’envoler de la vigie et suivre les instructions nautiques qui ont été repêchées par un comité de la Croix Rouge (ouida, sic). Comme quoi le vent soufflait un peu à la hauteur de la vigie. La méthode traditionnelle est promptement utilisée pour calculer les temps compensés de chaque course. Philippe a tôt fait les calculs. Il peut annoncer dans la bonne humeur les résultats aux concurrents restés présents. D’autres ayant appris que Philippe n’avait pas la clé du placard du bar, avaient déserté le club au plus tôt.

Non, c’est faux, je suis mauvaise langue.

Classement Dériveurs

  • 🥇 Guillaume Thibierge, Europe « Juanita Banana 5 »,
  • 🥈 Nicolas Bérengier, X4 « le rouge »,
  • 🥉 David Balandras, Laser « Krakatau »

Et bravo à Elena, Laser radial et Joona en Équipe.

Classement Habitables

  • 🥇 Christophe Parent et Philippe Jeanjean, Maraudeur « Carosse »,
  • 🥈 Cédric Lambert, Cap Corse « Solowskaia »,
  • 🥉 Bruno Sanchez et Pierre Mannu, Cap Corse « Pomalo »,

Et bravo à Thierry Miné, Coralie Grr*%!**, Antoine Miné sur Corsaire vert, Adrien et Vincent Lomba sur Corsaire « Katilou ».

Grands mercis à Noureddine, chef du comité de course et Xavier, moniteur en chef et officier de la sécurité, sans le dévouement desquels la régate eût été impossible. Leur engagement est aussi splendide que la chemise de Xavier. Merci aussi à Épictète pour ses précieux conseils, utiles pour les nerfs dans le petit temps.

Tous les méritants reçoivent une médaille. Les voici d’ailleurs en photo, avec une pensée bien amicale pour les absents repartis plus tôt, notamment Joona, Pierre, Antoine, Xavier.

Rendez-vous à la prochaine, la Descente de la Seine le 21 juin.

Compte rendu régate – Trophée Alain de Poix – 11 avril 2026

Si Victor « Totor » Hugo a écrit Les Quatre Vents de l’Esprit, c’est au Pecq ce samedi que soufflaient ces quatre diablotins. Pour notre régate du Trophée Alain de Poix, un vent d’Ouest substantiel était annoncé. Vent d’Ouest est synonyme d’une grande instabilité politique où les girouettes fomentent des révolutions permanentes. Nous n’avons pas été déçus. Voici comment, voici où, voici pourquoi.

Cette photo mise en tête est une sorte de divulgâchage. N’en écrivons pas plus pour l’instant. Chaque chose à sa place.

Tout le monde grée et se prépare au gré d’une matinée paisible avec un vent faible de Sud. Le comité composé de Russ et de sa fille Maya s’installe à la vigie. C’est Maya qui sera l’instrumentiste en chef pour les « Pouet, Pouet ! » qui vont rythmer la journée.

Russ maniera l’appareil photo pendant les courses, en mitraillant comme un possédé, comme votre serviteur le lui avait demandé. Ce qui donne un tas de 300 photos que nous vous épargnons ici ; elles sont disponibles en privé. 
C’est Nicolas qui va positionner 3 bouées aux points névralgiques et cardinaux de notre plan d’eau complexe.

J’ai commencé en évoquant Hugo. Alors, précisons que nous avions la visite d’un autre jeune Hugo, étudiant en photographie, qui venait pour tirer le portrait de notre illustre moniteur Xavier et préparer une série de photos sur le thème du métier de moniteur de voile. Il en a profité pour saisir quelques portraits de régatiers en plein effort de l’esprit et de l’écoute. Ici Felix est en train de regarder les réglages de David et d’essayer d’en tirer des conclusions.

La fine fleur de la marquèterie du club est de sortie. C’est habituel pour Emmanuelle, mais il faut saluer aujourd’hui la première sortie de l’année du Sagre de Serge, capitaine de la flotte des Corsaire du club, qui barre, selon les connaisseurs, l’un des plus beaux bateaux du club.

Le bouchain vif et l’œil aux aguets, il est secondé par François-Marie, le propre neveu d’Alain de Poix dont nous courons le Trophée aujourd’hui. François-Marie est de retour de sa transatlantique. Il va plus virer de bord aujourd’hui que durant tous les mois de son périple ; notre Seine étant un peu moins large que l’Atlantique.
En matière de ballet nautique, cette sortie du Sagre du printemps est un événement qui aurait impressionné Igor Stravinsky.

À propos d’expérience et de marine mémorable, remarquons aussi l’équipage de la Caravelle de Hubert, barrée par Sylvie la moitié du temps. Une Caravelle arborant des voiles immaculées que le bon Christophe Colomb aurait bien aimé ferler sur ses vergues. Sous la risée vigoureuse, nous avons failli voir la Caravelle planer. En tout cas, son safran a bien frétillé et sont équipage s’est régalé.

Deux courses le matin, avec un vent léger assez tournoyant, passant du Sud à l’Ouest.

Les Europe s’imposent, collés par David en Laser.

Ty Champ n’est jamais bien loin. Et son compère Poussah non plus. Cédric coure le matin, seul à bord, en menant avec brio son Solowskaia attitré.

Alice ne s’incline que pour la première course. Et maintenant qu’elle a compris le régime des courants de la rive Ouest, on ne l’y reprendra plus à trainer dans ces eaux maudites dans les moments pétoliers.

Pour les courses de l’après-midi, le vent monte et il y a parfois de sérieuses risées. Ça tournicote fermement. Russ et Maya donnent les départs avec une précision suisse, ce qui semble un peu original pour nos britanniques préférés. Nicolas doit ferrailler avec les péniches qui ne respectent rien ; et je pense particulièrement à la bouée Nord-ouest qui se retrouve emboutée par une indélicate péniche. Les voiliers attendent en bon ordre de pouvoir y virer. Ce n’est pas rien d’être régatier de Seine !

Le vent monte. Non pas Quatre Vents de l’Esprit mais quatre vents dans les haubans. Nous autres ne confondons pas esprits et espars. Laissons le bon Victor nous décrire ce qui se passe dans notre régate :
L’arbre se tord sur la côte ;
Le flot s’acharne au récif ;
Une clameur triste et haute
Avertit l’homme pensif ;
L’écume roule, avalanche ;
La lame féroce et blanche
Luit comme l’yatagan ;
La terre sanglote et souffre,
Livrée aux baisers du gouffre,
Au viol de l’ouragan.
C’est fort mais mais notre grand poète exagère un peu, ce me semble. C’était une bonne régate vigoureuse, mais il en fait un peu trop, notre coquin du Panthéon.

Lors de la cinquième course, le vent est monté au point que l’embarcation européenne de votre serviteur dessale et que tous les photographes de la contrée n’en ratent pas une goutte. Un vent instable avec des pointes à 15 ou 20 nœuds, c’est assez fatiguant. Nous terminons donc la régate par cette dernière course.

David, Antoine et mézigue restent pour profiter des bonnes risées. Cela donne quelques bords sympathiques.

Lors du retour, et je relate par ouï-dire car je n’ai rien vu, notre ami Antoine se lance dans un dessalage avec vol plané du barreur. Il paraît que la scène en Seine valait le détour.

Le président et le comité de course Russ & Maya rentrent les temps, ce qui est toujours un beau petit travail, et les résultats sont annoncés par le président Jérôme.

Résultats des dériveurs

Photo du podium des dériveurs (version in corpore sano)

Photo du podium des dériveurs (version in situ et in sequana véritas), dans le bon ordre de gauche à droite, qui plus est.

Résultats des habitables

Pour les habitables, le Trophée Alain de Poix est remis à Éric par François-Marie, le neveu d’Alain de Poix.

Ce n’est pas la première fois qu’Éric va l’héberger (le trophée, pas le neveu), mais c’est la première fois pour son Ty Champ en bois flambant neuf. Non, il ne faut pas dire flambant pour un meuble en bois ; c’est une mauvaise idée. Meuble ? Oui, il est particulièrement mobile, ce Ty Champ.

Il nous reste à remercier chaleureusement le comité Russ & Maya, et Nicolas à la sécurité, qui ont accepté de passer la journée à s’occuper de cette régate plutôt qu’à venir concourir avec nous. Geste nécessaire, certes, mais dont nous leur sommes très reconnaissants.
 
Un petit cidre conclut cette journée.

Au courbaturomètre le lendemain, cette régate est classée dans la catégorie supérieure. Il faut croire que les incessants virements de bord sur notre bien étroit fleuve et la tension permanente qu’impose un vent tournoyant ne ménagent pas les muscles. Nous voyons sur ce tracé d’un concurrent qui m’est proche, que le parcours du bateau manque un peu de cohérence.
 
Donnons-nous rendez-vous à la prochaine, le 1er mai, fête du travail, surtout pour les Travailleurs de la Mer, pour finir sur « Totor ».

Lutetia Cup de l’ASM à Moisson Lavacourt – 4 au 6 avril 2026

24 micros lors de cette Lutétia cup du 4/5 et 6 Avril 2026 prêts à en découdre.

De notre envoyé spécial Philippe Jeanjean, à l’écoute, au stylo, mais pas à la baille cette fois-ci.

Notre club était représenté par 2 bateaux (TY-Champ Cap Corse et Carrosse Maraudeur).

Cette régate comptant pour le championnat de France des Micros. Grade 4.

Ce beau plan d’eau de Moisson Lavacourt, bien connu du YCP, nous a offert avec générosité 

son étendue de 350 hectares, ce qui nous change évidemment de la faible largeur de notre Seine.

Cette matinée de samedi nous a permis de préparer et mâter tranquillement, l’envoi de l’aperçu n’étant qu’à 14 h.

Cette première manche, sous un soleil quelque peu cafardeux, nous a valu une petite brisette de sud de 7/8 nœuds, pas de quoi en faire une histoire.

La suite a été plutôt mouvementée avec un vent d’une quinzaine de nœuds et de belles rafales qui frisaient, au doigt mouillé, les 20 nœuds (à l’anémomètre, un Marseillais vous dirait 25 mini).

Vent limite pour le Maraudeur de Christophe et Philippe avec cet équipage qui pèse plus avec l’âge qu’avec leur propre poids.

Ty champ avec son équipage habituel (Eric et Gwénolé) s’en sort beaucoup mieux de ces sacrées rafales même si quelques coups de lof pas bien méchants sont au rendez-vous.

Deuxième jour, 4 manches étalées sur l’ensemble de la journée, vent légèrement moins fort que la journée précédente mais avec quelques belles rafales frisant les 30 nœuds quand même (toujours au doigt mouillé).

Ty champ nous a offert à cette occasion deux magnifiques départs au lof. Avec leur superbe spi bleu que nous avons quelques instants confondu avec l’eau du lac. Quelle osmose !         Le spectacle était au rendez-vous, d’autant que nous en avons pris plein les mirettes, notre maraudeur étant à une longueur derrière. Dommage de ne pas avoir de photo mais vous comprendrez bien que nous avions autre chose à faire n’étant pas vraiment dans une meilleure situation.

Bon, après tout ça, le reste de la journée s’est passé plutôt normalement mais il faut dire que notre équipage, le soir venu était quelque peu rincé, essoré, en gros, très las.

L’ensemble des équipages à apprécier le repas servi sans modération et préparer par nombre de bénévoles de l’ASM que nous tenons ici, à remercier chaleureusement.

Troisième et dernière matinée : Arrivée vers 9 heures sur le plan d’eau. Miroir d’eau devrais-je dire avec quelques fumerolles çà et là au ras des ondes (mais non, pas RTL ni France info). Magique pour un photographe ou le pinceau d’un impressionniste mais déception pour ces nombreux voileux qui voulaient de nouveau en découdre.

A 11 heures précises, le couperet est tombé : Boum ! (Aïe ça fait mal). Madame la Présidente du Comité de course a décidé que c’en était terminé pour la journée (pleurs de tous les équipages sans exception).

Casse-croûte prématuré, sortie d’eau, démâtage, la routine habituelle.

Et les résultats me direz-vous ? qu’à cela ne tienne :

Ty champs avec son glorieux équipage Eric, Gwénolé pour le premier jour, Fanny Urbain et Thibaut pour les 2 et 3ème jours qui s’en sortent avec une belle place de 11ème/24. Chapeau (de brousse) !

Le Maraudeur avec Le Chef Christophe et sous-chef Philippe, placé 16 ème/ 24 aurait franchement pu mieux faire si quelques problèmes de spi, de taquets et de je ne sais plus quoi d’autres … Ah si ! La prochaine fois, nous essaierons de prendre une vingtaine de kilos de plus chacun. Le chemin va être long, mais vous pouvez nous inviter à diner. Merci d’avance.

Il faut dire que nous nous nous sommes frottés avec quelques calibres, à bord de leur Neptune, Micro-proto, Flyer 550, qq corsaires, 1 Cap corse et 1 Maraudeur. 

Fin de ces trois jours (ou presque) sur l’eau, avec l’annonce des résultats et la remise des coupes.

Merci à Paule Marie Pouloin, Présidente du Comité de Course, Philippe Kersale, Juge, et Sandrine Gomme. Bien évidemment aux Sécus et à tous les bénévoles de l’ASM pour leur présence et leur efficacité et un grand merci à l’AS Mantaise Voile d’avoir organisé cette belle régate. D’autant que l’ASM avait bien fait les choses en nous inondant d’un magnifique soleil quasi d’été. Merci à vous tous.

Philippe Jeanjean

journées travaux – 7 et 14 mars 2026

Les travaux pharaoniques du club se sont déroulés les samedi 7 et 14 mars comme prévu. Une très nombreuse foule d’une petite quinzaine de membres était présente. Ils ont pu jouer de leurs instruments favoris.

Un Équipe a été découpé en fines lamelles, façon saucisson. Ne comptez pas sur nous pour vous en donner une image ; nous avons une certaine décence, tout de même. La façade de la voilerie a été repeinte, non pas en en orange fluo, comme initialement décidé, mais en un blanc cassé du plus bel effet, reprenant de façon chamarrée l’ancien ton passé de ton.

Une Sylvie et un Felix déterminés ont lancé l’opération peinture. Puis tout le monde a ensuite donné son coup de pinceau. Mathieu, Xavier, Emmanuelle, et bien d’autres.

Il y a toujours du jardinage à faire. La nature est sauvage au Pecq. Thierry, infatigable et jeune corsairiste se livre avec le sourire au nettoyage de presque printemps. Iwona, tout en écoutant les podcasts de l’académie des sciences horticoles, a trouvé un terrain reculé pour affronter la nature.

Le hangar est un sujet permanent de soins. Ses installations remarquables ne souffrant aucune négligence. Le jeune Pierre entonne un rap pendant qu’Éric donne les instructions à Gilles. Cette photo est assez précieuse : elle montre Gilles en train de travailler. Il me pardonnera peut-être cette perfide pique.

Enfin le grand ouvrage est entamé : la grande brocante de la voilerie des propriétaires. Sur cette photo, on voit, au sol, les trésors dénichés dans cette salle dont on ne soupçonnait pas la grande contenance. On voit aussi le vice-président, la calculette à la main, estimer le bénéfice de la vente. Ses yeux brillent. Il ne sait pas encore la grande désillusion qui l’attend.

Que les absents ne fassent pas d’infarctus : tout ce joyeux fourbi a été transféré dans le hangar. Mais cela ne durera pas. Le chef de base a prévenu ; sans récupération par chacun dans un délai de 15 jours, les merveilles seront reconduites à la frontière.

La surface au sol de cette voilerie a doublé ! Anecdote véridique : en début d’après-midi, ayant un bricolage à faire juste devant la porte, mézigue demande au chef de base Christophe s’il y a une prise dans la voilerie. Il répond que non. Après le débarras, nous découvrons un bandeau de 3 prises magnifiques qui étaient caché depuis des décennies derrière une bouée fer à cheval, 2 encablures d’haussière, une voile d’étai de perroquet de fougue d’un ancien clipper, un gilet de sauvetage en flanelle, 2 pare-battage d’un beau jaune complètement délavé, une table à cartes en merisier montée sur pivot, un tangon dont il manque une extrémité, des bottillons troués, un sextant dans sa boîte d’origine, l’almanach du marin breton de 1972, deux taquets en bois et une poulie dont il manque le réa, 12 m d’écoute élimée en polyuréthane naturel, un tournevis, une lime émoussée et une pince multiprise rouillée, un lot de pavillons ayant servi sur le « Pourquoi Pas ? », des éphémérides nautiques de 1979 dans leur emballage plastique intact, un compas de relèvement de la manufacture des armes et cycles de Saint Étienne, 2 kg de gel-coat complètement figé de couleur brunâtre, et, bien entendu, un raton-laveur.

L’hiver rigoureux se termine. Il laisse sur le quai ce que les spécialistes appellent la raspoutitsa. Il ne serait pas facile d’y lancer notre flotte de 420 et d’Équipes pour l’ouverture de l’EdV la semaine prochaine. Heureusement…

Pierre et Xavier ont pris les choses et le balai en main et se sont mis en quête de renvoyer toute cette raspoutitsa au Havre. L’espoir fait vivre.

La mairie a promis qu’elle enverrait ses spécialistes les plus déterminés pour en venir à boue (ou bout ?) avant samedi prochain.

formation aux règles de course – 21 fev 2026

Ce samedi 21 février, nous recevions Christian Chapelin, arbitre jury de la FFV, multi-titré en championnats de 470, 505, Flying Dutchman, qui animait avec brio une session de formation aux règles de course.

La Seine débordait et la salle aussi était remplie à ras bord. Les vieux briscards du club, ainsi que la jeune génération, sans compter tous ceux qui sont entre deux eaux, tout le monde était équipé de cahiers d’écoliers, de crayons aux mines bien taillées, pour n’en pas rater une miette.

Au programme, par ordre de numéro de règle :

10. Tribord – Bâbord

11. Engagé

12. Non engagé

13. Manœuvrant

14. Contact

15. Acquérir la priorité

16. Modifier sa route

17. Route normale

18. Place à la marque

19. Obstacle

Toutes ces règles expliquées et illustrées au tableau ou par des récits certifiés authentiques par Christian maîtrisant à fond de cale son sujet.

Elena vient donner un coup de main. Il s’agit d’illustrer par des exemples, et justement, elle a été l’observatrice outrée de coups de mains illicites où des forcenés se poussaient allègrement contre la bouée ou vers l’arrière. Même si ce n’est pas à coups de canons, c’est interdit.

Un spectre du passé a aussi été exhumé. Je ne parle pas du fringuant Alain, mais le spectre d’un événement qu’il a vécu sur une ligne de départ. Il voit un trou entre le bateau orange et le bateau comité. Il s’y glisse, le sourire aux lèvres. Il se fait alors lofer par le bateau orange qui va au-delà de vent debout, vire et finit en collision sur le bateau comité. Alain est ensuite accusé de tous les maux avec des arguments douteux qu’il remâche depuis des lustres. La situation était claire selon Christian ; notre ami Alain peut désormais dormir en paix. Sa conscience est soulagée.

Dire que la séance est intéressante et enrichissante, c’est peu. Où l’on voit des pages noircies d’une écriture dense (par Elena). Tout le monde apprend. Et même notre Alice qui a couru les championnats du monde, le livret des règles de course à la main, pose des questions et reste très attentive aux explications de Christian.

Notre zone de navigation comporte des berges du genre plutôt inamovibles. Il faut donc bien connaître la règle 19. Nicolas joue aux dominos avec les bateaux tribord amure qui doivent virer pour éviter que l’étrave de leur camarade ne soit rabotée par la berge Raboni (NDLR : établissement siégeant sur ladite berge).

Personne de demande de récréation. Le maître est écouté religieusement. Cette très bonne séance de formation donnera lieu à un privilège : ceux qui l’ont suivie auront priorité sur les absents lors de la prochaine régate.

Grand merci à Christian pour sa compétence, sa pédagogie et sa disponibilité ! Grand merci à Emmanuelle, notre responsable régates, qui est l’organisatrice de ce symposium.

Il ne reste plus qu’à acheter le guide des règles de course et à réviser en vue de la prochaine réouverture de printemps. À bientôt.